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Islams d'aujourd'hui (suite)




III) Abdelmajid Charfi : penser l'islam aujourd'hui


http://a1692.g.akamai.net/f/1692/2042/1h/medias.lemonde.fr/medias/divers_ob…


Présentation de la conférence :


Les conditions dans lesquelles s'exerce aujourd'hui la pensée islamique sont caractérisées essentiellement par le retard historique des sociétés musulmanes dans 4 grands domaines :

- la vie politique où règnent le despotisme et le recours à la religion en vue d'acquérir une légitimité dont les régimes en place sont dépourvus ;

- la persistance des modes de production archaïques sur lesquels s'est greffée, pour certains pays, la rente pétrolière ;

- la situation désastreuse de la culture et de l'éducation : taux élevé d'analphabétisme, nombre insuffisant des publications et des traductions, enseignement faisant appel à la mémoire plus qu'au sens critique, etc. ;

- la structure patriarcale de la famille, la condition inférieure de la femme et la pression des chaînes de télévision satellitaire qui véhiculent un discours obscurantiste.

Au vu de ces conditions sont abordées les questions les plus importantes de la pensée islamique :

- le rapport à la tradition
- le statut du Coran et les problèmes d'interprétation
- la déconstruction du processus d'institutionnalisation de la religion
-la critique des fondements de ce qu'on appelle la charia.

Nous terminerons par quelques propositions concernant les principes majeurs qui devraient guider une nouvelle approche du phénomène islamique.


ABDELMAJID CHARFI

Parcours

Abdel Charfi est docteur ès Lettres (Tunis 1982).


Professeur de civilisation arabe et de pensée islamique, Abdel Charfi poursuit sa carrière d'enseignant tout en occupant de hautes responsabilités : il dirige en effet le département d'arabe à l'ENS de Tunis, est nommé doyen de la faculté de lettres et sciences humaines de Tunis (1983-1986) puis occupe les fonctions de chargé de mission au ministère de l'enseignement supérieur (1988-1989). Il préside également le jury d'agrégation d'arabe de 1995 à 1998. Abdel Charfi est aussi membre du Comité national d'évaluation (1993-1996), membre du Conseil économique et social (1993–1997), titulaire de la chaire Unesco de religions comparées (1999-2003), Fellow au Wissenschaftskolleg zu Berlin (1999-2000), membre du Conseil de la Fondation arabe pour la pensée moderne, professeur invité dans les universités de Paris Paris IV, Lyon II, Rome (Sapienza, PISAI), Berlin (Frei Universität), Leiden, Genève.

Il s'implique, par ailleurs, dans le monde de la presse et secteur de l'édition : il est membre du comité de rédaction des revues : IBLAI (Tunis), Islamochristiana (Rome), Revue arabe des droits de l'homme (Tunis), Prologues, Etudes maghrébines (Casablanca) et directeur de la collection "Ma'âlim al Hadâtha" à Sud Editions, Tunis.

Bibliographie

Parmi les ouvrages les plus récents :

- Al-islâm wâhidan wa muta'addidan (L'islam un et multiple) Beyrouth, 2006-2007 (15 titres parus) (Direction)

- Le Fait religieux, Cours de la chaire Unesco de religions comparées 1999-2002, Tunis, Fac. des lettres de la Manouba, 2005 (Direction)

- Al-Qurs al-muqaddas, traduction, en collaboration, de Peter Berger, The sacred canopy, Tunis CPU, 2003
- Al-islâm bayn ar-risâla wa-t-târîkh, (L'islam entre le message et l'histoire) Beyrouth, 2001 (traductions française, Paris, Albin Michel-Tunis, Sud Editions, 2004, anglaise et persane en préparation)



IV) Andrée Feillard : Islams d'Extrême-Orient

http://a1692.g.akamai.net/f/1692/2042/1h/medias.lemonde.fr/medias/divers_ob…



Présentation de la conférence :



Les communautés musulmanes d'Extrême-Orient, qui totalisent plus de 232 millions d'individus au sein de onze pays, ont parfois reçu une moindre attention, leur pratique de l'islam étant considérée comme syncrétique, voire « abâtardie ». Ce préjugé est sans doute dû à leur éloignement géographique des lieux saints de l'islam, mais aussi à l'hétérogénéité de leurs coutumes : l'Indonésie à elle seule compte entre 650 et 700 langues locales, un pays où pourtant 189 millions de personnes professent l'islam, soit 81% des musulmans d'Extrême-Orient, le premier pays musulman du monde par sa population.

Ce désintérêt est dû en partie à la barrière de la langue, le malais continuant de dominer dans les milieux religieux comme l'ourdou dans le sous-continent indien. Si le monde malais n'a pas donné à l'islam de grands maîtres à penser comme Al Afghani, Ali Shariati, ou encore Maududi, ses intellectuels n'ont cessé d'absorber les courants de pensée mondiaux et de générer un foisonnement d'idées, qui ont par la suite imprégné des générations de jeunes musulmans.

Le processus de démocratisation depuis la chute du président Soeharto en 1998 a placé l'Indonésie dans une situation inédite où l'islamisme a été intégré dans le nouveau système politique. Cette expérience mérite une attention particulière, autant que les attentats de Bali en octobre 2002, qui ont révélé l'existence de réseaux djihadistes internationaux.

L'islam mondialisé pose indéniablement sa marque à des degrés divers sur l'Extrême-Orient : l'usage d'internet et la multiplication de traductions de l'arabe vers l'indonésien ont amplifié les influences étrangères. Les équilibres interconfessionnels qui caractérisaient jadis cette partie du monde sont remis en cause, posant un défi aux compromis institutionnels établis dans les années 1940-1950, en Indonésie comme en Malaisie.

Au sud des Philippines, en Birmanie, en Thaïlande et en Chine, on constate une longue adaptation de l'islam en situation minoritaire, où les mouvements d'insurrection ou de dissidence s'inscrivent souvent dans des revendications liées à des contextes locaux.


ANDRÉE FEILLARD

Chercheur CNRS-CASE-EHESS

Parcours

Andrée Feillard est chargée de recherche au CNRS (CASE, Centre Asie du Sud-Est). Elle a été détachée auprès de l'Ecole française d'Extrême-Orient à Jakarta pendant trois ans (2002-2005).

Journaliste à l'Agence France Presse (1981-1985) puis responsable d'Asiaweek (1985-1989) à Jakarta, elle a séjourné vingt ans en Indonésie.

En France, elle a enseigné à la faculté des Affaires internationales de l'Université du Havre puis à l'Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales) à Paris. Son doctorat en histoire et civilisations à l'EHESS retraçait l'histoire de la plus grande organisation musulmane traditionaliste d'Indonésie, le Nahdlatul Ulama. Ses recherches portent sur les relations entre islam et politique en Indonésie et plus globalement en Asie du Sud-est.

Bibliographie

- La fin de l'innocence ? L'Islam indonésien face à la tentation radicale, de 1967 à nos jours (Les Indes Savantes, Paris, IRASEC, Bangkok, 2006).
- Indonésie : la Transition Démocratique, (La Documentation Française, Collection Problèmes politiques et sociaux, No 868, 4 janvier 2002)
- L'Islam en Asie, du Caucase à la Chine (La Documentation Française, International, Paris, décembre 2001)
- Islam et armée dans l'Indonésie contemporaine: les pionniers de la Tradition.- (L'Harmattan, Paris, 1995)


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V) Hamit Bozarslan : L'islamisme aujourd'hui


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VI) Dominique Thomas : Salafismes au XXe siècle

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Présentation de la conférence :

Notre approche dans cette communication consiste dans un premier temps à déterminer les nouveaux labels et référents idéologiques de ce qu'il convient de nommer aujourd'hui le courant salafiste et sa branche djihadiste, dans le but d'appréhender les évolutions politiques et doctrinales de l'idéologie de l'islam politique de ces dernières décennies.

Dans une seconde partie, nous présenterons les grandes évolutions de la mouvance, ses aspects particuliers sur les différents territoires dans lesquels elle a pu prendre souche. L'objectif est de voir comment la doctrine salafiste, qui vise à redonner une lecture dite puriste des textes, se décline sur différents territoires et parvient à cohabiter avec d'autres courants du champ religieux. A côté d'un salafisme traditionnel, à la fois piétiste et revivaliste, est apparu une autre forme de salafisme, plus politique et qui s'est inscrit dans un esprit de rupture, voire de confrontation violente.

Quel est le particularisme de ce courant hybride. Depuis le 11 septembre 2001, la majorité des actions armées perpétrées au nom de l'islamisme radical ont été commises par des activistes se réclamant de ce corpus idéologique et utilisant des labels politiques et organisationnels nouveaux dans le champ du djihad, tels que ceux de "tawhîd" ou de "takfîr". L'apparition de ces référents idéologiques, notamment de l'action armée, remonte à peu près à la fin de la guerre en Afghanistan en 1989.

Si, à l'instar des mouvements islamistes radicaux antérieurs, le salafisme djihadiste appelle à un retour à la communauté originelle de l'islam et à l'instauration du califat, il ne vise plus seulement à renverser les régimes en place dans le monde arabe, mais proclame la rupture avec l'Etat-nation et toutes les institutions qui le structurent.


Dominique Thomas est doctorant à l'EHESS, spécialiste des mouvements islamistes.

Parcours

Dominique Thomas est titulaire d'un DEA de l'Inalco (Paris) en 1995 en études arabes et d'un DEA en sciences politiques de l'IEP (Paris) en 2001.

Il a séjourné plusieurs années dans les territoires palestiniens comme coopérant, puis enseignant et coordinateur chargé de programmes pédagogiques auprès du consulat général de France pour l'Autorité palestinienne, au sein du Centre culturel français de Gaza (1995-1998).

Dominique Thomas est actuellement doctorant à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris et chercheur associé aux programmes du centre de recherche de l'EHESS (Institut d'études de l'Islam et des sociétés du monde musulman - ISMM) et du groupe AKI Crisis Today de l'agence italienne ADN Kronos International.

Ses thèmes de recherche sont aujourd'hui essentiellement concentrés autour de l'islam politique radical, en particulier sur les groupes islamiques présents en Grande-Bretagne, l'opposition islamiste saoudienne, mais aussi sur les groupes de résistance de la scène proche-orientale (Palestine et Irak).

Bibliographie

- Le Salafisme ?, ouvrage collectif sous la direction de Bernard Rougier (Editions PUF, Paris, 2007)
- Crises politiques en Palestine, 1997-2007 (Michalon, avril 2007).
- Londonistan, djihad au cœur de l'Europe (Editions Michalon, Paris, 2005).
- Les Hommes d'Al-Qaïda, discours et stratégie (Editions Michalon, 2005)
- Mondes rebelles (Editions Michalon, 2005)


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VI) Makrâm Abbes : Le jihâd


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MAKRÂM ABBES

Maître de conférences à l'ENS Lettres et Sciences Humaines de Lyon

Parcours

- 1992 – 1997 : Ecole Normale Supérieure de Fontenay – Saint Cloud
- 1995-1996 : Agrégation d'Arabe : 1er rang
- 1998-2000 : Professeur d'Arabe au Collège Epiray à DIjon
- 1999-2000 : Institut d'Etudes Politiques de Paris : 2e année d'études en Section Economique et Financière
- 2000 – 2001 : Ecole Normale Supérieure Lettres & Sciences Humaines, Lyon
- 3e année de thèse de Doctorat de 3e cycle. Sujet : La philosophie politique andalouse au XIIe siècle.
- Depuis 2002 : maître de conférences à l'ENS Lettres et Sciences Humaines de Lyon

Spécialités
Depuis 2004, Makrâm Abbes est membre du groupe de réflexion sur le jihâd dirigé par Daniel Rivet à l'Institut d'études de l'Islam et des Sociétés du Monde Musulman (IISMM – EHESS).

Bibliographie

Parmi de nombreuses publications, deux à paraître :
- "Gouvernement de soi et gouvernement des autres chez Avempace", à paraître dans Studia islamica, 2007
- "Ami et ennemi dans Kalîla et Dimna", à paraître dans Bulletin d'Etudes Orientales 2007


VII) François Pouillon : Regards européens sur l'islam (XIXe-XXe siècles)


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Présentation de la conférence :


Il est possible de parler de regards européens sur l'islam comme du développement, en Occident, d'une curiosité, puis d'une connaissance articulée qui, progressant avec le temps, a conduit à une meilleure compréhension de civilisations lointaines – et, pensait-on un peu, à un rapprochement entre les peuples. La vigoureuse récusation lancée par Edward Saïd dans son Orientalism (1978), qui analyse cette connaissance comme un instrument de domination, dans le cadre d'un projet colonial, invite à une remise en question.

Nous souhaitons le faire, sans suivre la thèse d'Edward Saïd cependant, mais en montrant que les termes mêmes de la réflexion – l'opposition entre un observateur et un "objet" observé – ne vont pas de soi. A partir d'une large enquête conduite dans le cadre de l'élaboration d'un Dictionnaire historique et critique des orientalistes de langue française (pour paraître chez Karthala), nous voulons rétablir un peu la réalité des processus de connaissance (et de domination), et montrer qu'il y a une inextricable imbrication entre observateurs et observés.

Les représentations ne se construisent pas de façon unilatérale, comme dans un rêve, mais dans une relation où des discours tenus, des images produites, des choses alternativement exhibées ou cachée, conduisent à l'affirmation d'une identité collective, à la construction d'un patrimoine, aux rapports réfléchis entre une tradition locale et une modernité mondialisée. Même s'ils se présentent sous la forme d'essences intemporelles, occultant les processus anthropologiques dont ils sont les produits transitoires (hier comme objet d'une science irénique, aujourd'hui inscrits dans un "choc des civilisations"), les objets sociaux et leurs images sont des formations réactives et rétrospectives terriblement inscrites dans l'Histoire, et la dénonciation de certains "regards européens" occupe désormais une part importante dans leur construction.

François Pouillon est directeur d'études au CHSIM-EHESS.

Parcours

- François Pouillon est titulaire d'un diplôme d'études supérieures de philosophie à la Sorbonne (1967).
- Il entre à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) en 1971 comme maître-assistant puis maître de conférences. Depuis 1997, il y exerce les fonctions de directeur d'études.
- Anthropologue, spécialiste du monde arabe, François Pouillon a effectué de nombreuses enquêtes sur les sociétés pastorales des déserts arabes (séminaire Anthropologie du pastoralisme nomade ). Il se consacre depuis une quinzaine d'années à l'étude de l'élaboration des représentations sociales appliquées au monde de l'Islam méditerranéen (littérature de voyage, peinture, ethnographie) et à la circulation des modèles culturels entre Orient et Occident.
Il a effectué de nombreuses enquêtes sur le terrain en Tunisie (1973-78), en Arabie saoudite (1979-81), au Sénégal (1983-85) ; recherches en Algérie (1988-93), en Syrie (1994-96), au Maroc (2000-2004), au Soudan (2006-2007).
- François Pouillon a également dirigé le Centre d'histoire sociale de l'Islam méditerranéen (de 1994 à 2003) et enseigné comme professeur invité aux universités de Princeton (1997-98), New York (2000) et Duke (2004).

Bibliographie

François Pouillon a écrit de nombreux ouvrages. Parmi les plus récents :
- Abd el-Kader le magnanime (Editions Gallimard, 2003)
- Une histoire anthropologique de l'Islam méditerranéen : Lucette Valensi à l'œuvre (Editions Bouchène, 2002)
- La Sociologie musulmane de Robert Montagne (Editions Maisonneuve & Larose, 2000)
- Les Deux Vies d'Etienne Dinet, peintre en Islam : l'Algérie et l'héritage colonial (Editions Balland, 1997)


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VII) Jean-Philippe Bras : La charia et les transformations du droit dans le monde musulman

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Présentation de la conférence :

Composante essentielle de l'Islam et de l'identité islamique, le droit musulman tire ses fondements du Coran et des hadiths rapportant les dits et actions du Prophète. Droit tributaire de la révélation, il s'appuie sur un corpus de textes de référence, et valorise la tradition (sunna du Prophète) dans les pratiques juridiques. Il en résulte une représentation statique, immuable et unifiée du droit musulman, autour de la notion de charia, un discours récurrent et "purificateur" du retour aux sources, que l'on retrouve dans une part de la rhétorique islamiste mais aussi dans une certaine vision occidentale de l'Islam.

Cependant, de manière contrastée, le droit musulman a toujours été travaillé par des processus adaptatifs, dans l'espace et dans le temps. Ce sont ces processus que l'on analysera dans le cadre de cette conférence. Les écoles juridiques, dans lesquelles domine la figure du jurisconsulte, sont un premier exemple d'un pluralisme précoce, exprimant une certaine localisation du droit musulman, et une flexibilité remarquable, que l'on retrouve dans certains instruments juridiques spécifiques, comme les fondations pieuses. Il est également apte à exercer une fonction compensatoire, en produisant des règles là où les textes sacrés sont silencieux, notamment dans le champ du droit public.

Cette capacité adaptative trouve encore à s'illustrer dans les débats sur les grandes réformes sociétales entreprises dans le monde musulman contemporain, même si le registre fixiste du droit est toujours très présent.

Jean-Philippe Bras est directeur de l'IISMM-EHESS, professeur de droit public à la faculté de droit de Rouen.

Parcours

- Jean-Philippe Bras est professeur de droit public à l'Université de Rouen.
- Avant d'entrer à l'Université en 1989, il a exercé des fonctions d'enseignement et de recherche dans diverses institutions publiques en France (Institut international d'administration publique entre 1974 et 1987) et à l'étranger (ENA de Tunis entre 1976 et 1978 ; ENA de Rabat entre 1987 et 1989).
- Dans le cadre de ses fonctions universitaires, il a assuré la direction de l'Institut de préparation à l'administration générale (IPAG) entre 1992 et 1997 et du Centre d'étude des systèmes juridiques (CESJ) de 2004 à 2006 à l'Université de Rouen, et a été nommé à la direction de l'Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC), à Tunis, en 1997, pour une période de six ans.
- Jean-Philippe Bras est, depuis septembre 2006, directeur de l'Institut d'études de l'Islam et des sociétés du monde musulman (ISMM) à l'Ecole des hautes études en sciences sociales.
- Ses travaux de recherche ont pour champ le droit public et la science administrative, avec des publications sur la fonction publique, la décentralisation et les entreprises publiques, dans une approche comparative. Ils se situent également largement sur le terrain maghrébin, par des contributions dans le domaine du droit et de la science politique relatives aux trois pays du Maghreb central.



VIII) Sana Ben Achour : Femmes et droit en islam

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SANA BEN ACHOUR

Maître de conférences agrégée en droit public, Faculté des sciences juridiques politiques et sociales de Tunis

Parcours

- Sana Ben Achour est titulaire d'un DEA urbanisme et aménagement du territoire (1980 - Institut d'Aménagement Régional, Aix-en-Provence). Elle est Docteur agrégée en droit d'Etat (1986, Faculté des Sciences juridiques politiques et sociales. L'Ariana,Tunisie).

- Sana Ben Achour a accumulé une expérience de plus de vingt ans dans le domaine de l'enseignement juridique et de la recherche scientifique en droit. Elle est confirmée dans sa carrière universitaire que couronnent, en 1996, un doctorat d'Etat en droit avec une thèse en histoire du droit intitulée « Aux sources du droit moderne tunisien : la législation tunisienne en période coloniale » et, la même année, l'Agrégation en droit public.

- Elle participe à la vie universitaire par des contributions aux revues académiques, aux colloques et séminaires de recherches et fait partie d'unité de recherche scientifique (Unité de recherche du CERES, « représentation de soi et de l'autre dans les textes de la période coloniale). Ses contributions couvrent quatre principaux champs : l'urbanisme et le droit du patrimoine culturel immobilier, l'histoire du droit de la Tunisie en période coloniale, la condition juridique des femmes en pays d'islam, la question démocratique et des libertés publiques dans l'aire maghrébine, arabe et musulmane.

- Engagée dans le champ associatif pour l'égalité et la citoyenneté, elle milite au sein de l'Association tunisienne des femmes démocrates, de l'Association des femmes universitaires pour la recherche et le développement, et du collectif maghrébin "Maghreb 95 Egalité".




IX) Rehana Ebrahim-Vally et Eloi Ficquet : Islams africains



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Présentation de la conférence :


Quand l'islam, dès les premiers temps de son expansion, franchit la mer Rouge, pour conquérir d'autres terres et porter ses préceptes hors d'Arabie, ce n'est pas l'Afrique en tant que vaste entité continentale, s'affirmant comme vierge de toute influence, qu'il rencontre. Depuis les rivages de l'océan Indien jusqu'à ceux de l'Atlantique, en passant par la vallée du Nil, ce sont des entités politiques régionales puissantes, communiquant depuis plusieurs siècles avec le monde gréco-romain, et où le christianisme a des implantations fortes. Riches de leurs ressources hydrauliques et agricoles, ces sociétés sont séparées par des bandes de désert contrôlées par des groupes nomades vivant du commerce interstitiel.

Porté par le véhicule linguistique et culturel arabe, l'islam va instaurer de nouvelles communications et tendre à unifier ces territoires disjoints. C'est à travers l'islam que les contours de l'Afrique commencent à se dessiner et à être insérés dans les cadres de connaissance et de partage du monde. Tout en s'adaptant aux particularismes locaux, qui lui confèrent une grande variété de formes, cette religion conserve un socle de valeurs et de pratiques communes. Chacun de ses adeptes dispose d'un équipement moral lui permettant de (et l'incitant à) sortir des limites de sa localité pour circuler dans un espace ouvert dont il devient bâtisseur. Jusqu'à nos jours, cet espace musulman transfrontalier et transcontinental n'a cessé de s'élargir vers l'intérieur du continent : 45% des Africains seraient aujourd'hui de confession musulmane, représentant un quart des musulmans dans le monde. Bien établis sur toutes les franges du Sahara et sur les côtes orientales, leur influence diminue graduellement en Afrique forestière et en Afrique australe, n'excluant pas des implantations localisées, notamment urbaines, qui peuvent être très actives.

Sur la longue durée, les acteurs musulmans de l'histoire africaine ont particulièrement contribué à faire évoluer les logiques internes de leurs sociétés en fonction des contraintes et des opportunités externes, pour le meilleur et pour le pire. Leur prise d'intérêt a été non négligeable dans mise en place de l'exploitation des ressources africaines, ainsi que dans le fonctionnement de certains commerces d'esclaves. L'islam a aussi été un facteur de rassemblement structurant des résistances contre la colonisation européenne. Aujourd'hui les circuits économiques, les relais d'information et les modèles politiques liés aux cultures religieuses musulmanes agissent par des déterminations multiples dans les choix faits par de nombreuses sociétés africaines face aux enjeux contemporains.




REHANA EBRAHIM-VALLY

Professeur d'anthropologie à l'Université de Pretoria en Afrique du Sud

Parcours

Rehana Ebrahim-Vally est une anthropologue sud-africaine. Elle a vécu en France de 1986 à 1995. Sa formation universitaire s'est principalement déroulée à Paris I où elle a obtenu son doctorat en sciences politiques.

Dès son retour en Afrique du Sud en 1996, elle a été attachée au département d'anthropologie sociale de l'université du Witwatersrand a Johannesburg.

Elle est, depuis 2007, chercheuse à l'université de Pretoria, ou elle enseigne aussi l'anthropologie.

Sa recherche porte sur les questions d'identité dans l'Afrique du Sud post-apartheid et en particulier sur les expressions identitaires des musulmans d'origine indienne. Elle étudie les affirmations de différences par le biais de la religion et les récentes tendances a l'arabisation d'un Islam autrefois indien forment la base de sa réflexion sur les politiques diasporiques.

Sur ces questions, elle a publié "Kala Pani : Caste and Colour in South Africa", et divers articles.




ELOI FICQUET

Anthropologue et historien, Maître de conférences au CEAF-EHESS

Eloi Ficquet est maître de conférences à l'Ecole des Hautes études en sciences sociales (Paris), où il enseigne l'histoire et l'anthropologie comparées de la Corne de l'Afrique.

Ses recherches ont principalement porté sur les interactions et les formes de mixité interstitielles entre les sociétés chrétiennes et musulmanes des hautes terres d'Ethiopie centrale, dans la région du Wollo.

Tout en poursuivant ses enquêtes sur les réseaux de l'islam éthiopien, ses travaux portent aussi sur les constructions (cartographiques, statistiques administratives) des contours identitaires en Ethiopie contemporaine.

Hors du cadre éthiopien, il travaille également sur les acteurs des arts contemporains en Afrique.

Occupant la fonction de secrétaire du Bureau de l'EHESS, il est en particulier chargé des relations internationales de cette institution, et s'efforce de développer dans ce cadre de nouveaux partenariats avec des établissements d'enseignement supérieur et de recherche en Afrique.

Il a aussi publié avec Berhanou Abbebe le "Dictionnaire Français-Amharique" (CFEE / Shama Books, 2003).


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Islams d'aujourd'hui(suite et fin)


X) Moncef Cheikh-Rouhou : Islam et argent

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Présentation de la conférence :

La perception de l'argent en Islam comporte certains caractères particuliers. L'argent est considéré comme un outil de mesure de la valeur et non un actif en soi. En conséquence, la génération de l'argent, uniquement à partir de l'argent, n'est pas conforme. Est-ce de là à dire que l'intérêt et l'Islam sont contradictoires ? Pas nécessairement, car si un financement conforme à l'Islam doit satisfaire une condition particulière, par exemple que le financeur du cycle de production achète effectivement la matière première ou les produits semi-finis pour les vendre à l'industriel avec une marge, ceci est consigné dans un contrat impliquant les trois parties prenantes. La « triangulation » de l'opération de financement est censée non seulement garantir la destination du prêt mais aussi et surtout impliquer le prêteur dans l'évaluation de son client donc de sa prise de risque effective. La rémunération du financement comporte donc de la part du financeur, un élément d'effort ou un élément de prise de risque correctement évalué, ou les deux à la fois. De cette manière, la déconnection entre l'argent et la rémunération du financement est bien effective.

Ceci veut-il dire que deux systèmes financiers risquent d'exister en se tournant le dos ? Non. Ce serait plutôt l'inverse qui a toutes les chances de se passer. Car rien n'empêche la comparaison du coût du financement obtenu par l'application de cette démarche au taux d'intérêt conventionnel. Le dialogue permettrait aux deux de gagner : l'un obtenant des renseignements sur les taux à partir du pouls macroéconomique, l'autre obtenant des renseignements plus fiables sur les risques de crédit au niveau de l'entreprise et du secteur. Les deux bénéficieraient d'un avantage supplémentaire car les risques de dérapage dû à la réorientation intempestive des prêts deviennent très limités.

Ce début de collaboration a lieu justement sur le marché financier des « Sukuk » véritables obligations conformes aux règles de l'Islam. Une fois réalisée la traduction technique des conditions que doit satisfaire le mode opératoire, la gestion peut être réalisée par les plus compétents dans le « Risk Management » et non pas nécessairement pas les plus pieux. Le marketing basé uniquement sur l'appartenance à une croyance n'est pas acceptable et il peut même être néfaste par les catastrophes qu'une gestion incompétente pourrait causer.

La Malaisie, Bahreïn et Dubaï ont développé au sein de leur banque centrale des systèmes de contrôle très efficients C'est ainsi que le boom que connait le marché de ces instruments dits islamiques (500 milliards de dollars à ce jour avec un taux de croissance de 20%) attire non seulement les 270 banques dites islamiques dans le monde, mais aussi et de plus en plus les grandes banques internationales telles que Citigroup et Deutsche Bank qui ont créé des départements entiers pour creuser leur niche dans ce marché.

En tout état de cause, ces nouveaux développements doivent être traités comme des innovations financières ayant certainement leurs mérites et leurs risques propres, mais devant être soumis à une réglementation prudentielle aussi stricte que celle qui supervise le reste des marchés financiers.. Londres est la première place occidentale qui s est lancée depuis deux ans dans l'étude des mesures de contrôle, d'inspection, de règles prudentielles spécifiques et même de législation appropriée.


MONCEF CHEIKH-ROUHOU

Professeur affilié d'économie managériale et de finance internationale en France.

Parcours

Moncef Cheikh-Rouhou a obtenu un PhD et un MBA de l'Université de Californie à Berkeley ainsi que le diplôme d'Ingénieur de l'Ecole Centrale de Paris

Avant de reprendre ses activités d'enseignement à plein temps en France, il a assumé des responsabilités de Création (Institutions Building) et de Direction d'Institutions Financières.

Il a ainsi co-fondé et présidé la banque d'affaires maghrébine. Auparavant, en tant que représentant de l'Etat, il a fondé et dirigé pendant plus de dix ans une grande banque d'investissement méditerranéenne. Celle-ci a notamment contribué à l'innovation financière en procédant à des montages spécifiques pour le financement de plusieurs grands projets d'infrastructure et d'échanges commerciaux stratégiques.

Il a fondé et dirigé l'Institut de Financement du Développement (IFID), spécialisé dans la recherche financière et la formation supérieure de managers et dirigeants pour les banques, les compagnies d'assurance et les ministères des finances du Maghreb.

Il a aussi dirigé, jusqu'en 2000, un groupe de presse indépendant à Tunis.

Tout au long de sa carrière, il a assuré des enseignements dans différents instituts et universités en Europe, en Méditerranée et en Amérique du Nord.

Auparavant, il avait fait partie pendant plusieurs années du Corps Professoral Permanent du Groupe HEC à Jouy-en-Josas.

Spécialités

Ses domaines d'intérêt concernent les implications économiques, financières et stratégiques des rapprochements entre l'Union Européenne et les économies émergentes qui lui sont voisines.

Une attention particulière est accordée au rôle joué par les institutions financières internationales dans le développement des relations "Europe - Méditerranée – Afrique".



XI) Nadine Picaudou : Autoritarisme politique et monde musulman

http://a1692.g.akamai.net/f/1692/2042/1h/medias.lemonde.fr/medias/divers_ob…

conférence de l'UTLS du samedi 13 octobre, par Nadine Picaudou, professeur à l'université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne


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