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Notre planete bleue !
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Notre planete
envoyé par selyo










Terre à l'agonie


Est-ce que quelqu'un peut me dire, dans quelle galère nous voguons,

De quoi sera fait notre avenir, dans quel monde pourri nous vivrons,

Ma personne n'a peu d'importance, c'est pour nos enfants que j'ai peur,

J'espère qu'ils auront la chance, de respirer santé et bonheur.




AYAYAYAYAYA, AYAYAYAYAYA

On t'appelait Planète Bleue, les hommes t'ont fait virer au noir,
Ravagée par la guerre et le feu, par tous ces despotes au pouvoir
Il est grand temps de balayer, tous ces semeurs de désespoir,
Lâchez les colombes de la Paix, qu’elles ramènent l’amour et l'espoir.




Décoloré, le vert des pâturages, Oublié, l’horizon sans nuages,

Aidez nous, y en a marre, sauvez la... la terre

saccagés, nos fragiles rivages, Ecœurés, par tous ces ravages,

Aidez nous, y en a marre, sauvez la

Trop de déchets, Trop de promesses, Si peu de gestes.




AYAYAYAYAYA, AYAYAYAYAYA


Effacés, par le sida, la peste, tant de villages devenus tombeaux.

Disparues, nos plus belles espèces, pour quelques sacs ou autres manteaux,

Défigurés, le fond des océans, abandonnés aux bidons et toxines

Victimes d’attentats sanglants, des villes entières, théâtres de ruines.


REFRAIN, AYAYAYAYAYA, AYAYAYAYAYA


Je voudrais être un oiseau, pour m'envoler vers le soleil,Vers un univers resté beau, vers un pays resté merveilles,Quand je regarde autour de moi, j'ai honte de ce que je vois,Une terre au bord de l'agonie, et personne qui s'en soucie.



Reveillez-vous, la terre agonise, Notre futur est entre vos mains,Aidez nous, sauvez la terre.



_________________
Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien

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Quand les hommes vivront d'amour







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A TOI MA TERRE MERE de Paquita




Ô! Ma planète mère, les hommes te négligent,

Et moi pour toi ma terre, je me sens un peu triste,

De voir ta meurtrissure, par ceux qui te salissent,

Je prie pour toi Ô! Terre, des êtres comme moi existe,

Qui pleurent ta misère, ta peine, ton supplice.



Amoureuse de ta beauté je te peint comme une artiste,

Et par mes simples mots, ma plume danse, crisse,

Sur mon cahier tout blanc à l'encre, sur sa piste,

Notre mère nourricière, tu souffres nos immondices,

Que l'on verse dans ta mer, les poissons sont aussi tristes,

Tes cieux bleus se parsèment de nuées noires et grises.



Comment peut-on Terre mère, te négliger ainsi!!

Toi qui donnes la source nécessaire à nos vies,

Et que depuis toujours à tout homme nourris,

Qui nous donne l'oxygène et tout est gratuit,

Pourrons un jour comprendre, que tu es Paradis!!!



Et soigner tes blessures qui te font tant souffrir,

Déséquilibrant tes saisons tu t'exprimes ainsi,

Ils n'on jamais mesuré, ta valeur ni ton prix,

Terre de mes amours, mon âme te béni,

Une larme d'amour, glisse sur me joues aujourd’hui

Exprimant tout l’émoi de mon cœur endolori.



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Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien

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VU DU CIEL

Voici une emission sur la planete, un documentaire de sensibilisation sur les consequences de la detoriation de notre belle terre !











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Le climat



Le climat se définit comme une description des moyennes et des extrêmes météorologiques en un endroit limité. Le climat est naturellement variable comme en témoigne l'irrégularité des saisons d'une année sur l'autre. Cette variabilité est normale, et tient aux fluctuations des courants océaniques, aux éruptions volcaniques, au rayonnement solaire et à d'autres composantes du système climatique encore partiellement incomprises. De plus, notre climat aussi a ses extrêmes (comme les inondations, sécheresses, grêle, tornades et ouragans), qui peuvent devenir dévastateurs...



En 1824, Joseph FOURIER, physicien français, surnomme "effet de serre" le phénomène démontré par Horace Bénédict DE SAUSSURE à la fin du 18ème siècle : la température sur Terre est accrue par l'atmosphère qui piège une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre.
Svante ARRHENIUS annoncait dès 1896, qu'en brûlant le charbon, les hommes allaient réchauffer la planète via un effet de serre renforcé et fût donc le premier à mettre en évidence le risque de réchauffement climatique.
En 1958, Charles David KEELING mesure les concentrations de CO2 sur le volcan Mauna Loa à Hawaï : elles sont alors de 315 ppm puis de 330 ppm en 1974 : preuve locale d'une augmentation de la concentration en CO2.
Plus récemment, le glaciologue grenoblois Claude LORIUS a entrepris au début des années 80, une coopération avec ses collègues soviétiques de la station Vostok, installée au coeur de l'Antarctique. En 1985, les foreurs russes parviennent à extraire des carottes de glace jusqu'à un kilomètre de profondeur. Publiées en 1987, leur analyse réalisée à Grenoble et à Saclay par les équipes de Dominique RAYNAUD et Jean JOUZEL, démontre que, depuis cent mille ans, il existe une corrélation étroite entre températures moyennes et teneurs en gaz à effet de serre. En 1999, la démonstration s'est étendue aux 400 000 dernières années. Sur cette période, jamais la teneur en gaz à effet de serre n'a atteint les valeurs actuelles, dues à la pollution. Enfin, en 2005 confirmation a été apportée sur une période de 650 000 ans.
En 1988, plusieurs milliers de chercheurs internationaux se sont réunis sous l'égide des Nations Unies pour constituer le Groupe Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) ou IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) afin de travailler sur ce bouleversement global et rapide.


L'effet de serre est un phénomène naturel, indispensable à la vie sur Terre et qui assure une température moyenne de +15°C environ au lieu de -18 °C. En fait, une température de -18°C ferait geler les océans, ce qui augmenterait considérablement leur albédo (pouvoir réflecteur) faisant chuter les températures autour de -100°C...

La Terre reçoit la majeure partie de son énergie du soleil, une partie est absorbée par la Terre et une autre renvoyée sous forme d'infrarouges. Le rayonnement infrarouge réémis par la Terre est en partie intercepté par les gaz à effet de serre de l'atmosphère terrestre et le reste est renvoyé vers l'espace.
Ainsi, la vapeur d'eau, le méthane, le dioxyde de carbone et le protoxyde d'azote, qui sont des gaz à effet de serre (GES) majeurs contribuent à piéger l'énergie renvoyée, augmentant la température moyenne de la Terre. En effet, ce sont les gaz à structure polyatomique (au moins 3 atomes) qui retiennent le rayonnement infrarouge au contraire des molécules diatomiques (99% de l'atmosphère) qui ont une structure trop simple.

Notons le double rôle des nuages dans l'effet de serre : vis-à-vis du rayonnement solaire, les nuages agissent principalement comme un parasol qui renvoie vers l’espace une grande partie des rayons du Soleil. Le pouvoir réfléchissant, ou albédo, des nuages épais à basse altitude, est ainsi très élevé, de l’ordre de 80%. Par contre, les cirrus qui sont des nuages d'altitude constitués de cristaux de glace, ont un effet parasol très faible puisqu’ils sont transparents mais participent fortement à l'effet de serre.




Le bilan radiatif et sa perturbation anthropique : estimation de l’impact de l’effet de serre et de l’effet parasol sur le bilan énergétique de la Terre.

Source : CNES, 04/2006




Les températures moyennes du globe (mesurées à 2 m au-dessus du sol sous abri) sont de : +15,1 °C en moyenne (régions polaires : -20°C, tempérées +11°C, équatoriales : +26°C).
Sur Mars où l'atmosphère est tenue et donc l'effet de serre absent, la température moyenne est de -50°C. Sur Vénus, où l'atmosphère est très chargée en gaz carbonique, la température moyenne est de +420°C. Nous comprenons donc que les concentrations en gaz à effet de serre sur Terre ont permis l'apparition des formes de vie que nous connaissons qui sont sensibles aux températures.




Evolution des températures moyennes mondiales sur mer et sur terre de 1880 à 2004. En ordonnée, se trouvent les écarts de températures en °C par rapport aux normales calculées pour la période 1961-1990.
L'élévation de température depuis le début des années 1980 est notable tout comme les records des premières années du XXIème siècle.

Source : National Climatic Data Center/NESDIS/NOAA, 10/2005




La majorité de la communauté scientifique est unanime : l'aggravation de l'effet de serre est principalement à l'origine du changement climatique en cours qui représente "une perturbation anthropique dangereuse du système climatique". En effet, "de toute évidence, le climat de la Terre a évolué à l'échelle régionale et mondiale depuis l'époque préindustrielle" (GIEC, 2001).
Ceci entraîne des répercussions multiples sur les sociétés humaines et l'écosystème de la Terre comme la multiplication des anomalies climatiques.

On parle donc de changement climatique global car son étendue géographique est planétaire et ses caractéristiques et conséquences sont variées.


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Le changement climatique : un constat alarmant




Le réchauffement de la planète

La hausse des températures moyennes à la surface du globe est la première conséquence attendue des émissions massives de gaz à effet de serre. Les relévés météo confirment les anomalies positives de température par rapport aux normales mesurées depuis 1861...
La température moyenne à la surface du globe a augmenté d'environ 0,6°C durant le XXe siècle, mais cette progression n'a pas été continue. Depuis 1976, la hausse s'est nettement accélérée, atteignant 0,18°C par décennie. Les années 90, marquées par une anomalie positive moyenne de 0,38°C dans l'hémisphère Nord et de 0,23°C dans l'hémisphère Sud, représentent la décennie la plus chaude qui ait été observée (OMM, 12/2005).
L'année 2005 est la plus chaude jamais enregistrée, suivie de près par 1998. L'année 2005 est également la plus coûteuse sur le plan des catastrophes naturelles météorologiques avec plus de 200 milliards de dollars de dégâts.
L'année 2002 fût la deuxième année la plus chaude après 1998 et 2005, depuis 1861.
L'année 2003 fût la troisième année la plus chaude depuis 1861.
Septembre 2005 fût le mois le plus chaud jamais enregistré sur la planète.
La température des eaux tropicales a augmenté de 1,2°C au cours du XXè siècle (contre 0,5°C en moyenne pour les océans), entraînant un blanchiment des récifs coralliens apparu en 1997. En 1998, le réchauffement prolongé de l'eau a détruit la moitié des récifs de corail de l'Océan Indien.
De plus, la température dans les zones tropicales des cinq bassins océaniques, où se forment les cyclones, a augmenté de 0,5 degré Celsius de 1970 à 2004, or de puissants cyclones sont apparus dans l'Atlantique Nord en 2005 (Katrina, Rita, Wilma), tandis qu'ils étaient plus nombreux dans les autres parties du monde.
Les températures moyennes en France en 2000 on été de 13°C (un record !)
La température dans les Alpes à 1800 m durant l'hiver a augmenté de 1 à 3 degrés dans les 40 années les plus récentes (Météo-France, 02/2005)



La multiplication des phénomènes extrêmes et des anomalies climatiques


A l'échelle de l'humanité, une moyenne de 200 millions de personnes sont touchées chaque année par les catastrophes naturelles et environ 70 000 périssent. En effet, comme en témoignent quelques exemples de catastrophes et anomalies climatiques, nous assistons à des signes avant-coureurs significatifs :
Le niveau moyen des mers s'est élevé de 12 cm depuis 1880 (5 cm dus à la dilatation thermique et 7 cm à la fonte des glaciers). Ceci engendre, par exemple, la disparition de 100 km² de marécages dans le delta du Mississippi, chaque année.
Depuis 1990, le niveau des mers augmente de 3 mm par an contre 2 mm au milieu du XXème siècle, un phénomène dû pour moitié à la fonte des glaces et glaciers et pour une autre moitié à l'expansion thermique des océans (A. Cazenave, La Recherche, 07/2006).
Fin décembre 1999, deux tempêtes successives ont traversé une partie de l'Europe générant des vents dépassant les 140 km/h sur la moitié de la France.
Août 2003, une canicule sans précédent touche l'Europe et principalement la France sinistrée avec 15 000 morts.
L'année 2000 fût aussi marquée par des précipitations et des inondations sans précédent dans de nombreuses régions du globe : l'Italie, la Suisse et l'Angleterre des mois d'octobre à décembre, l'Indochine avec les crues du Mékong les plus importantes en quarante ans, à Nagoya, au Japon, les pluies de septembre, ont atteint un niveau jamais enregistré depuis 1891, le Texas a enregistré durant l'été, 66 jours sans pluie, du jamais vu depuis les observations de 1898
Depuis la fin des années 1960, la couverture neigeuse mondiale a décru d'environ 10 à 15%. Les vagues de froid hivernales dans une grande moitié septentrionale de l'hémisphère nord durent deux semaines de moins qu'il y a 100 ans. Pour autant, les glaciers de montagne, bien qu'en régression un peu partout dans le monde, sont sujets à de fortes variations pluri-temporelles qui rendent les prévisions sur ce point difficiles selon certains spécialistes.
Les glaciers polaires comme ceux du Spitzberg (à une centaine de km du pôle Nord) reculent depuis 1880, libérant de grandes quantités d'eau (Laboratoire de Géodynamique des milieux naturels et anthropisés, Clermont-Ferrand, 01/2004).
L'Arctique perd environ 10% de sa couche de glace permanente tous les dix ans depuis 1980 (NASA, 2003). Dans cette région, les températures moyennes ont augmenté à une vitesse deux fois plus rapide qu'ailleurs dans le monde durant les dernières décennies (ACIA, 11/2004).
La fonte de la banquise arctique se traduit par une perte de 15% de sa superficie et de 40% de son épaisseur depuis 1979.
Enfin, la banquise atteint des records en terme de perte de superficie : en septembre 2005, la banquise ne représentait plus que 5,32 millions de km², pour 7,5 millions de km² en 1978 (National Snow and Ice Data Center, 09/2005). Tous les modèles prédisent la disparition de la banquise arctique en été d'ici quelques décennies, ce qui ne sera pas sans conséquence sur le climat en Europe.
La saison cyclonique 2005 dans l'Atlantique Nord a battu des records à la fois en nombre de tempêtes et en puissance des cyclones.
L'intensité de la circulation océanique profonde et lente qui redistribue l'énergie dans les océans diminue sensiblement depuis 5 ans.
Juillet 2006, des canicules touchent une partie de l'Europe et de l'Amérique du Nord entraînant notamment une tension sur l'énergie.



Des prévisions alarmantes

Fort de ces constats, le GIEC en collaboration avec de nombreux centres scientifiques dans le monde établit des scénarios prévisionnels avec différents paramètres socio-économiques pour évaluer les émissions futures en gaz à effet de serre et donc le réchauffement attendu.
Tous les scénarios potentiels d'émissions prévoient une augmentation des concentrations de CO2, une élévation de la température moyenne mondiale et du niveau de la mer au cours du XXIième siècle. En effet, les hypothèses les plus optimistes (stabilisation des émissions de GES au niveau de 1990) révèlent tout de même une augmentation d'environ 1,5°C.
Vu le développement continuel de nos activités industrielles et la diffusion du modèle de consommation occidental partout dans le monde, le scénario le plus communément envisagé pour 2100 est celui où la concentration en CO2 aura triplé par rapport à l'ère pré-industrielle pour s'élever à 860 ppm. La température de la Terre s'élevera de 1°C en moyenne d'ici à 2050 et de près de 2°C en France.

Ces fourchettes de températures et de montée du niveau des océans s'expliquent pour moitié par les tendances socio-économiques plausibles et pour autre moitié par l'incertitude du modèle climatique utilisé pour les calculer (vu la complexité du système Terre).





Estimations en 1995________________ Estimations en 2000

Hausse des températures moyennes en 2100 par rapport à 1990

+ 1°C à + 3,5°C _________________ + 1,5°C à + 5,8°C

Elevation du niveau de la mer jusqu'en 2100 par rapport à 1990

+ 0,15 à + 0,95 m _________________ + 0,08 à + 0,88 m

Niveau de la concentration de CO2 dans l'atmosphère jusqu'en 2100

500 ppm _________________________ 540 à 970 ppm

Hausse de la température du globe entre 1860 et 2000

+ 0,3°C à + 0,6°C___________________ + 0,4°C à + 0,8°C




Les modèles climatiques
La modélisation du climat se fonde sur la formulation mathématique des principes physiques qui régissent les interactions entres les continents, les océans, les glaces et l'atmosphère. Différents modèles très complexes et affinés régulièrement tournent sur des supercalculateurs (des ordinateurs très puissants) afin de nous proposer des scénarios de plus en plus fiables. Ces programmes informatiques sont validés sur les climats passés et présents et sont suffisamment fiables pour que le climat moyen prévu soit relativement proche de celui observé.
Cependant, il s'agit là d'une tâche particulièrement difficile et les paramètres à prendre en compte sont légion.
L'atmosphère est découpée en mailles de 100 x 100 km et même de 60 x 60 km en France. Chacune de ces mailles évolue en fonction de critères climatiques, topographiques et géographiques donnant ainsi une idée globale de l'évolution du climat à l'échelle de la planète.



Vers des changements climatiques ?


Ces observations sont dépendantes des systèmes de relevés météorologiques qui n'existent que dans un nombre assez limité de pays avec des statistiques qui remontent rarement au-delà d'un siècle ou un siècle et demi. De surcroît, les scientifiques peinent à représenter les variations climatiques des deux derniers milliers d'années qui pourraient servir de référence dans les projections.
C'est pourquoi, il faut nuancer quelque peu le caractère exceptionnel de ces informations. En effet, il est encore difficile de connaître les périodes de retour des catastrophes climatiques dans une région donnée.

Pourtant, tout porte à croire que le climat s'emballe... Dans un article paru dans Science, David EASTERLING, du NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), et ses collègues « suggèrent » avec prudence que divers événements climatiques exceptionnels deviennent de plus en plus nombreux.

Tandis que d'autres confirment cette tendance à l'intensification des catastrophes naturelles à l'échelle mondiale. Alors qu'il était enregistré un peu moins de 50 évènements significatifs par an sur la période 1970-1985, depuis 1995 on en compte environ 120.

Dans le contexte actuel, le caractère inhabituel de ces événements et leur multiplication suscitent au moins quatre grandes interrogations :


1 Qui en sont les principaux reponsables ?

2 ces phénomènes de plus en plus violents vont ils se renforcer et devenir plus fréquents ? Quelles en seront les principales conséquences ?

3 Dans quelle mesure les sociétés humaines seront elles capables de contrer ce scénario catastrophe ou au pire de s'y adapter ?

4 Quelles solutions globales et individuelles pouvont nous apporter ?


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Le changement climatique : Nos responsabilités



L'effet de serre additionnel


"Dans bien des cas, la satisfaction des besoins humains est à l'origine d'une détérioration de l'environnement, laquelle à son tour risque de diminuer la capacité à répondre aux besoins actuels et futurs" (GIEC, 2001).
Ce sont les activités humaines, surtout par l'exploitation massive de combustibles fossiles et la modification de la couverture des terres, qui entraînent une augmentation des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre (GES), qui modifient les bilans radiatifs et tendent à réchauffer l'atmosphère.
Ce phénomène naturel de piégeage par l'atmosphère de la fraction du rayonnement solaire ré-émis par la Terre est amplifié par les rejets excessifs de gaz majeurs : gaz carbonique (CO2), méthane (CH4), protoxyde d'azote ou oxyde nitreux (N2O), ozone (O3) et de gaz mineurs comme l'hexachlorofluorocarbone (HCFC), le perfluorocarbures (PFC) et l'hexafluorure de soufre (SF6).

Les chercheurs ont obtenu par l'analyse de multiples carottes glaciaires des bornes trés précises quant aux teneurs "normales" observées sur plus de 420 000 ans pour le CO2 et le CH4 :
les concentrations en CO2 sont comprises entre 190 ppm (ères glaciaires) et 300 ppm (périodes chaudes). Les mesures effectuées à l'observatoire de Mauna Loa et l'étude des bulles d'air emprisonnées dans les calottes polaires, montrent que la concentration est passée d'environ 270 ppm dans les années 1850 (début de la civilisation industrielle) à 380 ppm actuellement. En 2020, la concentration devrait atteindre 420 ppm.
Notons qu'il existe une oscillation annuelle normale des concentrations de CO2 qui s'explique par le cycle végétatif.


pour le CH4, il fluctue entre 350 et 750 ppb, or nous approchons des 1800 ppb. Notons que les activités humaines ont modifié les concentrations en méthane depuis plus de 2 000 ans (Université du Colorado - J.White, 09/2005)
Ainsi, de 1990 à 2004, le forçage radiatif a augmenté de 20% (NOAA Climate Monitoring and Diagnostics, 09/2005).
Toutes les analyses confirment l'effet notable des activités humaines sur ces variations, même s'il demeure de nombreuses incertitudes sur leurs évaluations et surtout sur les conséquences qui peuvent s'ensuivre. Pour autant, les prévisions dans la hausse des températures sont de plus en plus confirmées et importantes dans leur ampleur.

"La comparaison entre le changement observé dans la température moyenne globale et le résultat des simulations suggère que le réchauffement des cent dernières années n'est vraisemblablement pas dû aux seules causes naturelles et que les caractéristiques géographiques d'un réchauffement dû aux activités humaines sont identifiables dans les observations du climat" (GIEC, 2001)



Les puits de carbone


Le carbone est présent dans tous les grands milieux de notre planète (biomes) :

océans 37 000 Gt (Gigatonnes c'est à dire milliards de tonnes). On fait la distinction entre deux réservoirs océaniques :

- les eaux de surface (1 700 Gt), sur une centaine de mètres, où s'opèrent les échanges avec l'atmosphère. Les eaux de surface, grâce au phytoplancton absorbent une importante quantité de carbone.

- les eaux profondes (35 300 Gt) où le carbone est présent sous forme de carbone inorganique dissous. (G.Jacques, H. Le Treut, 2004)

Toutefois, le puit océanique n'est pas sans limites et cette absorption peut entraîner de graves conséquences pour la vie marine à moyen terme.
la biomasse vivante (600 Gt) dont 283 Gt pour les forêts (FAO - FRA 2005) ; le carbone organique mort (2 600 Gt).

les sédiments calcaires (66 000 000 à 100 000 000 Gt)
Les échanges annuels de carbone entre l’atmosphère et la surface de la Terre sont de 105 Gt entre la végétation et l’atmosphère et 90 Gt entre l’océan de surface et l’atmosphère.

A la fin du XIXème siècle, l'atmosphère contenait environ 235 Gt de carbone. A partir de 1970, la combustion d'énergies fossiles a émis 4,5 Gt de carbone par an, 6 Gt en 1990 et 8 Gt actuellement.
La moitié environ des émissions de carbone est absorbée par les puits naturels de carbone comme les océans, les forêts et les êtres vivants, l'autre moitié s'accumule dans l'atmosphère. Or, il est indispensable de diminuer au moins de moitié ces émissions... La civilisation industrielle a donc déjà perturbé le cycle du carbone à l'échelle planétaire. Et ces émissions pourraient être multipliées par 5 jusqu'à 2 100 à un tel rythme.


Responsabilité des différents gaz dans l'effet de serre additionnel





Part des différents gaz à effet de serre : dans l'effet de serre additionnel ou d'origine anthropique, le dioxyde de carbone contribue majoritairement à l'effet de serre. Notons l'importance des CFC déjà connus pour détruire la couche d'ozone.
D'après : GIEC, 2001



Sources d'émissions des principaux gaz à effet de serre (GES) :

Le dioxyde de carbone (CO2) provient principalement des émissions des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz) qui représentent 87% de l'énergie utilisée dans le monde. Il est également issu de certains procédés industriels, la déforestation (pour plus de 15%) et l'agriculture intensive. Les secteurs les plus émetteurs sont l'industrie, la production énergétique et les transports. La consommation des ménages (cuisson, chauffage, électricité) contribue aussi significativement aux émissions de CO2. Le CO2 représente environ 62% du pouvoir radiatif des gaz à effet de serre (NOAA Climate Monitoring and Diagnostics, 09/2005).

Ainsi, nos sociétés brûlent aujourd'hui le charbon qui s'est accumulé au Carbonifère, il y a plus de 300 millions d'années
Le CO2 est aussi émis en grande quantité par les éruptions volcaniques majeures qu'a connu la Terre.


Le méthane (CH4) est majoritairement (depuis 1990) émis par l'élevage intensif des bovins, les déjections animales, les cultures (comme le riz), la fermentation des déchets organiques, les feux de forêts, l'utilisation du bois pour le chauffage et la cuisson, l'inondation de vallées lors de la mise en eau des barrages (avec la décomposition de la biomasse noyée) et lors du transport et de l'exploitation du gaz et du pétrole (fuites de grisou dans les mines de charbon, de gaz avec les gazoducs, torchères...).

40% des émissions de méthane sont imputables à des processus naturels tels ceux liés aux terres humides et aux termites (OMM, 03/2006).
Notons enfin que le CH4 s'oxyde en CO2.


Le protoxyde d'azote ou oxyde nitreux (N2O) résulte de l'agriculture intensive (engrais, déjections), la combustion de la biomasse, des procédés industriels chimiques et des aérosols notamment.


L'ozone résulte de réactions chimiques de divers polluants primaires comme les oxydes d'azote (NOx), le CO et les Composés Organiques Volatils non-Méthaniques (COVNM) sous l'effet du rayonnement solaire. La production d'ozone est fortement lié au trafic automobile dans des conditions de températures supérieures à 25°C. L'ozone troposphérique représenterait 17 à 20% de l'effet de serre additionnel (Planète Environnement, 2004).


Les pays industrialisés les premiers responsables


Ce sont les pays industrialisés du Nord qui sont les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre avec une palme pour les Etats-Unis responsables de près d'un tiers des émissions, suivi depuis peu par la Chine qui vient de se hisser pour la première fois au dessus du Japon.
Pour autant, les émissions de CO2 dans les pays industrialisés devraient être divisées par 3 d'ici 2050 sous l'effet des évolutions technologiques et des contraintes politiques. Au contraire, les pays en voie de développement dont les populations vont doubler et se hisser aux niveaux de consommation des pays industrialisés, devraient multiplier par 6 leurs émissions de CO2 ! En 2050, leurs émissions seront alors 7 fois supérieures aux pays industrialisés...



Pays ou groupe de pays _________________Part de responsabilité dans les émissions globales de GES

G8 ________________________________________61,98%

Etats-Unis __________________________________29,95%

Union Européenne___________________________ 25,49%

Ex-URSS ___________________________________8,53%

Chine______________________________________ 7,57%

Allemagne__________________________________ 7,18%

Royaume-Uni ________________________________5,46%

Moyen-orient et Afrique du Nord_________________ 2,92%

France ______________________________________2,77%

Amérique du Sud _____________________________2,28%

Canada_____________________________________ 2,20%

Inde________________________________________ 2,09%

Afrique sub-saharienne _________________________1,59%

Amérique Centrale et Caraïbes___________________ 1,33%

Océanie ______________________________________1,22%

Alliance des Petits Etats Insulaires (AOSIS)__________ 0,37%




Contribution historique des grandes régions du monde au réchauffement climatique en émissions de GES issus de la combustion des énergies fossiles sur la période 1900-2000. Les Etats-Unis et l'Europe totalisent à eux seuls près de 60% des émissions de gaz à effet de serre de la planète !
Source : World Ressources Institute, 09/2005



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le changement climatique : les conséquences attendues


Les changements climatiques et l'inertie des systèmes

Les changements climatiques induits par cette augmentation de la concentration des gaz à effet de serre auront des conséquences multiples et difficiles à cerner. Cependant, ils devraient causer des modifications, aux échelles régionale et planétaire, de la température, des précipitations et d'autres variables du climat, ce qui pourrait se traduire par des changements mondiaux dans l'humidité du sol, par une élévation du niveau moyen de la mer et par la perspective d'épisodes plus graves de fortes chaleurs, d'inondations, de sécheresses...

Ce qui change par rapport aux variations climatiques naturelles que l'Homme a pu connaître, c'est que la vitesse moyenne du réchauffement sera supérieure à tout ce qui a pu se produire, avec une élévation de température jamais atteinte depuis plus de deux millions d'années (D.Jolly, in Science & Vie, 2003). Ce dérèglement climatique étalé sur une centaine d'année sera comparable aux variations de températures qui nous séparent d'un âge glaciaire (5 à 6°C) et donc d'une ampleur inégalée depuis au moins 10 000 ans (H. Le Treut, CNRS, 2004). Rapelons que le dernier âge glaciaire date d'environ 18 000 ans et qu'il a fallu plusieurs milliers d'années pour que la température baisse de 5 à 6°C, il est en effet, ici question d'une centaine d'année...
Notons que le Crétacé supérieur (il y a environ 80 millions d'années) fut la période la plus chaude de l'histoire de la Terre avec environ 6°C de plus qu'aujourd'hui (A. Nicolas, 06/2004)

Les réponses des différents systèmes (climatiques, écologiques, socio-économiques) affectés par ces changements climatiques sont caractérisées par une inertie inhérente qui fait certaines conséquences seront irréversibles ou persisteront des millénaires.
De surcroît, les conséquences dépasseront la capacité de réponse des systèmes naturels et humains qui pourraient être définitivement altérés ou détruits.
A ce titre, le GIEC souligne l'importance des "mesures d'adaptation et d'atténuation anticipatoires". En effet, la stabilisation voire la réduction des émissions à un niveau peu élevé ne permettront plus de prévenir les changements climatiques en cours. D'autant plus qu'en général, plusieurs années sont nécessaires à la mise en oeuvre de plans d'actions de la part de nos sociétés face à des problèmes importants, un temps précieux qui peut accroître considérablement la durée de certains effets.
Notons enfin que certains changements régionaux proviennent de variations climatiques naturelles et localisées qui peuvent alors paraître en contradiction ou en exagération des conséquences attendues globalement comme un refroidissement exagéré.




Les principales conséquences des changements climatiques

"les changements climatiques prévus auront des effets bénéfiques et néfastes sur les systèmes environnementaux et socio-économiques, mais plus l'ampleur et le rythme de ces changements seront important, plus les effets néfastes prédomineront." (GIEC, 2001)

Il est encore très difficile de prévoir avec exactitude les conséquences climatiques pour chaque région du globe. Ce qui semble acquis, c'est le caractère répétitif d'événements alors exceptionnels. Ensuite, des zones à des échelles régionales devraient subir des modifications plus spécicifiques en fonction de leur situation géographique.
Les deux principales conséquences attendues sont un déplacement vers les pôles des zones climatiques tropicales (d'environ 100 km par degré d'élévation de température) et l'accentuation de la dynamique et des contrastes climatiques (A. Nicolas, 06/2004).

D'une façon générale, les écarts thermiques entre les saisons et les continents seront moins marqués, l'élévation de température sera plus forte aux pôles qu'à l'équateur, sur les continents que sur les océans, la nuit que le jour et plus élevée en hiver qu'en été. Le régime hydrologique sera modifié par l'accélération du cycle évaporation-précipitation.


les glaciers continueront leur régression généralisée, ce qui entraînera des pénuries d'eau pour des millions de personnes qui en sont tributaires. Ce sera sans doute le cas en Asie dans la région Hindu Kouch-Himalaya, où les glaciers fondent à une vitesse alarmante qui s'accélère, menaçant directement l'alimentation en eau de fleuves majeurs comme le Gange et le Yangtze (Nature, 11/2005, Planète Science 03/2006).


La superficie et l'épaisseur de la couverture neigeuse et de la glace marine diminueront. "Le niveau de la mer et les inlandsis devraient continuer de réagir au réchauffement pendant des siècles après la stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre" (GIEC, 2001).
Notons que selon le GIEC, "il n'existe pas de changements prouvés pour ce qui est de la superficie générale de la glace marine antarctique pour la période entre 1978 et 2000" contrairement à la banquise arctique qui a perdu 15% de sa superficie et 40% de son épaisseur depuis 1979.
La fonte de la banquise arctique affectera la circulation thermohaline en introduisant de l'eau douce qui pourrait atténuer l'enfoncement des eaux salées et denses qui participent ensuite au réchauffement de l'hémisphère Nord (L.Fortier, 08/2005).


L’élévation du niveau des mers pourrait atteindre près d'un mètre ! Et ce, de façon irréversible à moyen terme dorénavant. En effet, le réchauffement de l’atmosphère met des dizaines d’années avant d’atteindre le fond des océans. Il se crée donc un phénomène thermique capable d’entretenir la montée du niveau des océans pendant plusieurs centaines d’années.
Les trois principales conséquences sont l'accentuation de l'érosion des littoraux, l'augmentation de la vulnérabilité aux tempêtes qui génèrent des inondations et la salinisation des littoraux alors impropres aux cultures.



Un réchauffement supplémentaire de 4 à 7 degrés est attendu en Arctique dans les cent prochaines années avec des répercussions planètaires : inondations des zones côtières, hausse du niveau des océans, modification des trajets de migration, ralentissement des échanges océaniques... (ACIA, 11/2004)


Le pergélisol des régions polaires, subpolaires et montagneuses devrait continuer de fondre, avec des glissements de terrain qui affecteront les infrastructures, les cours d'eau et les écosystèmes des zones humides.


La fréquence, l'intensité et la durée des phénomènes extrêmes (canicules, inondations, sécheresses, cyclones...) seront accentuées, bien qu'il n'est pas encore possible de l'affirmer pour les orages, les tornades ou le grêle par exemple.


Selon le GIEC, la qualité de l'eau douce pourrait être altérée, bien que ceci puisse être compensé par des débits plus importants dans certaines régions.


D'ores et déjà, le vivant est affecté par le changement climatique puisque des mouvements de milliers d'espèces sont enregistrés sur tous les continents. Ainsi, trente neuf espèces de papillons européens et nord-américains ont progressé jusqu'à 200 km vers le nord en 23 ans (Science & Vie, 2003). Modification des cycles de vie, accroissement du risque d'extinction de certaines espèces vulnérables, déplacement des aires de répartion et réorganisation des interactions entre les espèces (fragmentation, compétition) en sont les principales conséquences.
Selon les biologistes, un réchauffement de 1°C se traduit par un déplacement vers le nord de 180 km (et de 150 m en altitude), en moyenne, des aires de répartition des espèces (Science & Vie, 2003).


Le réchauffement global pourrait affaiblir le Gulf Stream, courant chaud qui adoucit le climat de l'Europe occidentale entraînant pour le coup un refroidissement important sur l'Europe du Nord et la côte est des Etats-Unis de -5°C (hypothèse estimée plausible à 5%).


Tous les secteurs socio-économiques subiraient les conséquences de stress supplémentaires imposés à l'infrastructure physique et sociale, allant d'une modification des pratiques de construction à une adaptation des systèmes de soins de santé et à des changements des modes de vie de subsistance reposant sur les connaissances traditionnelles.


Les taux de récolte dans les secteurs de l'agriculture, de la foresterie et des pêches sont sensibles au climat. Ainsi, l'enrichissement de l'air en CO2 favorise le développement de la biomasse (+30% selon l'INRA en 2004) et l'élévation de la température augmenterait la saison de pâture en France.
Par contre, l'adaptation de ces secteurs aux catastrophes naturelles devra être importante comme en témoignent le déclin économique du marché français du bois après les tempêtes de 1999.


Sur la santé humaine : les conséquences seront très certainements largement négatives. Ces incidences pourront être directes (comme l'exposition à de nouveaux stress thermiques et à de nouveaux types de phénomènes extrêmes) ou indirectes (accroissement de la présence de certains pollens, moisissures ou polluants atmosphériques, malnutrition, risque accru de maladies transmises par vecteurs ou dues à la contamination de l'eau, surcharge du système de soins de santé).
En effet, l'extension géographique de plusieurs maladies majeures comme la malaria (1 milliard de personnes infectées), la dengue, la leishmaniose... Dépend de la hausse des températures.


Les constructions et les centres urbains doivent s'adapter à la multiplication des catastrophes naturelles, ce qui n'est manifestement pas encore le cas (comme en témoigne l'inondation de La Nouvelle Orléans en août 2005) faute de données fiables sur les périodes de retour des tempêtes par exemple.


Plus d'une centaine de millions de personnes vivant dans des deltas, sur des îles et sur les littoraux devront sans doute se déplacer. Notons que comme New York (19 millions d'habitant), 16 des 20 mégapoles mondiales sont situées en bord de mer où l'élévation du niveau des eaux pourrait atteindre près d'un mètre !

En général, ce sont les populations des pays en voie de développement qui seront le plus exposées aux conséquences des changements climatiques notamment à cause de leur manque de moyens.


L'effet de serre favorise la destruction de la couche d'ozone. En effet, les gaz à effet de serre refroidissent les couches supérieures de l'atmosphère (la stratosphère) ce qui attise l'action destructrice de l'ozone des molécules de chlore des CFC. Ainsi, les populations qui vivent aujourd'hui en Arctique recevront une dose d'UV 30% supérieure (ACIA, 11/2004).


Enfin, le secteur des assurances devrait revoir à la hausse le coût de son accessibilité vu que selon le Programme des Nations Unies pour l'Environnement, les dépenses engendrées pourraient atteindre les 300 milliards de dollars par an dans 50 ans...
Pour exemple, les coûts entraînés par le cyclone Mitch (1998) ont menacé de faillite le secteur des assurances aux Etats-Unis. Katrina en août 2005 coûterait environ 135 milliards de dollards


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