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Notre planete bleue !
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Le protocole de Kyoto


La 3ème Conférence des Parties de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, s'est tenue à Kyoto (Japon) en décembre 1997. Le protocole qui en est issu, engage juridiquement et quantitativement les 38 pays industrialisés signataires à réduire de 5,2% leurs émissions de gaz à effet de serre pour l'horizon 2008/2012, par rapport à leurs émissions de 1990
Cependant, pour l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto, deux conditions sont indispensables :

1 au moins 55 pays doivent le ratifier
1 parmi eux, ceux visés par l’annexe 1 de la Convention (c’est-à-dire pays de l’OCDE sauf Mexique et Corée, et pays dits en transition), doivent cumuler au moins 55 % des émissions de CO2 en 1990.




Or, George Bush a retiré les Etats-Unis (responsable de près de 36% des émissions de gaz à effet de serre) du Protocole de Kyoto en mars 2001 ; la Russie représentait 17,4% des émissions en 1990.

Au 24 novembre 2005, 156 Etats avaient ratifié le Protocole. Les pays de l'annexe 1 qui ont des objectifs chiffrés représentent dorénavant 61,6% des émissions.


Heureusement, l'annonce de la ratification par la Russie du protocole de Kyoto a permis son entrée en vigueur en janvier 2005.
Pour exemple, il est ainsi prévu que les émissions à l'horizon 2008/2012 soient de respectivement :

Etats-Unis -7%
Japon -6%
Union Européenne -8%, avec :
Allemagne -21%
France 0%
Grande-Bretagne -12,5%
Danemark -21%
Portugal +27% (jusqu'à 27% d'émissions supplémentaires possibles vu ses faibles rejets)
Norvège +1%
Islande +10%
Ukraine 0%

Une première étape qui engage la responsabilité des pays industrialisés L'entrée en vigueur du protocole de Kyoto n'est qu'une première étape, modeste, dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En effet, afin de contenir le réchauffement moyen de la Terre a 2°C maximum (seuil à partir duquel les bouleversement climatiques ne seront plus gérables), il faudra réduire de moitié les émissions mondiales de GES d'ici à 2050. Ce challenge signifie que les pays industrialisés devront diviser leurs émissions par 4 afin de laisser la possibilité aux pays en développement de poursuivre leur croissance.

En effet, le Protocole de Kyoto, n'inclut pas, au moins jusqu'en 2012, des pays en voie de développement tels que l'Inde, la Chine et le Brésil, qui abritent pourtant plus d'un tiers de la population mondiale et qui deviendront dans quelques années les premiers émetteurs de gaz à effet de serre de la planète.



Les mécanismes de flexibilité

Sous l'influence des Etats-Unis, trois mécanismes de flexibilité (qui permettent donc plus de souplesse dans l'application du protocole de Kyoto) ont été élaborés pour réaliser des réductions à moindre coût et surtout permettre aux pays industrialisés de différer la mise en oeuvre de mesures nationales fortes pourtant nécessaires.
Le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) : les pays industrialisés et les entités qui en sont issus peuvent aider au financement et à la réalisation de projets de réduction d'émissions dans les pays en développement. En échange, ces premiers pays recoivent des droits d'émissions supplémentaires à la hauteur des rejets évités.
La Mise en Oeuvre Conjointe (MOC) : les pays industrialisés peuvent aider à la réalisation de projets de réduction d'émissions dans les pays dits "en transition vers une économie de marché" (pays de l'Est et Russie) et bénéficier en retour de crédits d'émissions.
Le système international d'échanges de Permis d'Emissions Négociables (PEN) : les droits d'émissions non utilisés peuvent être vendus et achetés au sein d'une bourse mondiale.


Conclusion


Nous pouvons retenir que :
Par défaut, les fluctuations naturelles de température avoisinent plus ou moins 1°C par millénaire, or les températures annoncées tablent sur des changements 15 à 60 fois plus rapides !

les résolutions à prendre pour éviter des changements climatiques majeurs sont de plus en plus impossibles à tenir pour les pays industrialisés. En effet, le panel intergouvenemental estime qu'il faudrait réduire les émissions de 60% d'ici à 2050 pour maintenir le réchauffement de la planète à un niveau acceptable, ce qui paraît utopique vu l'inertie de nos sociétés. Une étude scientifique de l'Agence internationale de l'énergie, rendue publique alors que la conférence de La Haye se terminait, révèle que les émissions de CO2 vont augmenter d'au moins de 60% dans l'atmosphère d'ici 2020, même si les engagements de la conférence de Kyoto sont effectivement appliqués...

pour limiter le futur changement climatique tout en autorisant le Tiers Monde à se développer, il faudrait diviser par deux la consommation par habitant des pays riches et limiter à un doublement celle des pays pauvres.

"Le monde entier doit s’adapter à l’évolution du climat. Nous n’avons pas le choix. Le système est en proie à une énorme inertie et, quoi que nous fassions aujourd’hui, il nous faut nous adapter au changement climatique, qui est un phénomène inscrit dans la durée." (Rajendra Pachaury, président du GIEC, 11/2005)

Au final, les pays industrialisés qui ont la primeur de ce phénomène majeur, suivis de près par les puissances des pays en voie de développement peinent à employer des moyens à la mesure des conséquences ineluctables et déjà visibles. Pourtant, la responsabilité de tous les citoyens est engagée et c'est à chacun d'entre nous aussi de faire preuve de davantage de maturité et de responsabilité


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droits d'émission, droits de polluer ?






LAURENCE TUBIANA est directrice de l'Iddri (Institut du développement durable et des relations internationales) et directrice de la revue Courrier de la Planète.

Parcours

- Licence de sciences économiques à l'université Paris-I.
- Doctorat de 3e cycle à l'université Paris-I.
- Diplômée de l'Institut d'études politiques.
- Conseillère scientifique et membre du Conseil d'analyse économique.
- Inspectrice générale de l'agriculture.
- Directrice de recherches à l'INRA.
- Consultante auprès de la Banque mondiale, de la Cnuced, et de la Commission européenne.
- Directrice du laboratoire d'économie internationale INRA.

Spécialités

Laurence Tubiana est spécialiste de la question du développement durable et des questions d'environnements sous ses aspects économiques et internationaux. Elle a également travaillée sur les politiques agricoles et commerciales.

Bibliographie

Laurence Tubiana a écrit de nombreux articles dans des revues spécialisées nationales et internationales. Elle est l'auteur de plusieurs rapports dont :
- Environnement et développement : l'enjeu pour la France, rapport au premier ministre


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Et puis la Terre... (tsunami)








Un éclat de rire dans les rochers (ANGUUN)
Deux amoureux qui s'éclaboussent (GAROU)
Le ciel se mêle à l'eau salée (CABREL)
Une femme qui tresse un panier (NOAH)
Un petit garçon dans le sable
Construit un château bien gardé (LARA)
J'étais une fille en sari (SOUCHON)
Un pêcheur qui jette un filet (JJG)
J'étais une carte postale en vrai (BRUEL)


Et puis...
Et puis la terre chargée de boue (JOHNNY)
Et puis la terre qui se déchire
Et puis la mer qui crie debout (FIORI)
Et puis la mer, et puis la mer (VINCENT DELERM)
Et puis le monde, trempé de nuit (I. BOULAY ET NOLWEEN)
Et puis le monde tellement petit (CORNEILLE)
Quelques secondes à l'infini (bis) (JENIFER)
Quelques secondes et c'est fini...

L'étoile de mer regarde le ciel (C. BADI)
Et veut voir le monde à l'envers (LEFORESTIER)
Peut-on retrouver ce qu'on perd ? (OBISPO)
L'étoile de ciel regarde la mer (C. KEIM)
Celle qui a éteint le soleil (E. DAHO)
Mais elle ne la voit plus pareil (ZENATTI)
Je suis un sari sur la plage (J. CLERC)
Un enfant qui cherche un visage
Un trou dans un livre d'images (ZAZI)

Et puis la terre qui doit revivre (GAROU)
Et puis la terre qui se débat (N. ST PIER)
Sans bruit la mer qui se retire (AZNAVOUR)
Juste le sel qui reste là (LESLIE)
Et puis la terre se tait partout (C. LARA ET BRUEL)
Et puis la terre au coeur qui bat (L. FOLY)
Et puis le monde qui crie debout (V. SANSON)
Ici là bas, d'une seule voix (V. SANSON ET CABREL)

Être là
Poser une pierre sur une autre (FIORI)
Même presque rien
Même pas à pas
Quelques maisons
Un pont de bois
Être là
Apprendre à marcher à nouveau
A croire aux rayons du matin
Voir l'horizon, prendre une main (LAVILLIER)

Et puis la terre semée d'étoiles
Et puis la terre qui doit fleurir
Et puis le monde au coeur qui bat
Et puis la vie à faire grandir

L'écho d'un rire dans les rochers
Deux amoureux ouvrent les bras
Le ciel se mêle à l'eau salée

Et puis l'amour qui bâtira
Et puis la terre semée d'étoiles
Et puis la terre qui doit sourire
Et puis l'amour qui bâtira
Et puis la vie à faire grandir

Des souvenirs dans les rochers
Deux amoureux qui deviennent trois
La nuit se mêle aux jours d'après

Et puis le monde au coeur qui bat
Au coeur qui bat...
[/flash]


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A quoi sert l’eau ?








Protocole de Kyoto


http://fr.richmedia.yahoo.com/afpflash/kyotofr1502


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Le réchauffement du climat pourrait atteindre 3 degrés, selon les experts du GIEC








Les scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), réunis à Paris jusqu'au 2 février, vont rendre un rapport affirmant avec "un très haut degré de confiance" que l'activité humaine depuis 1750 a provoqué le réchauffement de la planète. C'est ce qui apparaît dans la dernière version du Résumé pour les décideurs que les spécialistes du GIEC ont commencé à discuter lundi 29 janvier. Rédigé en anglais, ce texte de travail, dont Le Monde a pu se procurer une copie, compte 14 pages. Avant d'être adopté, il va être relu ligne à ligne et discuté par les quelque 500 délégués qui représentent les gouvernements d'environ 120 pays. Parallèlement, un rapport exhaustif détaillant les connaissances sur le changement climatique acquises depuis le précédent texte du GIEC, en 2001, sera adopté.


Un passage crucial du brouillon du Résumé indique : "Le réchauffement moyen attendu si les concentrations de dioxyde de carbone [dans l'atmosphère] devaient se situer à 550 ppm [parties par million] est probablement dans la fourchette de 2 à 4,50 °C au-dessus des valeurs préindustrielles, avec une estimation centrale de 30 °C. Ce réchauffement sera très peu probablement inférieur à 1,50 °C. Des valeurs significativement supérieures à 4,50 °C ne peuvent être exclues." L'importance de cette projection se mesure si l'on sait que la concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère dépasse actuellement 380 ppm et augmente de plus de 2 ppm par an. Par ailleurs, le niveau de 20 °C est souvent présenté comme un seuil au-delà duquel la machine climatique pourrait s'emballer.

Se référant aux données paléo-climatiques, le texte relève qu'une augmentation de 30 °C peut se corréler à des modifications massives de l'environnement. "Le niveau moyen des mers lors de la dernière période interglaciaire (il y a 125 000 ans) était probablement de 4 à 6 m plus élevé que pendant le XXe siècle, essentiellement en raison du retrait de la glace polaire. Les carottages dans la glace indiquent que les températures polaires moyennes à cette époque étaient de 3 à 50 °C plus élevées qu'au XXe siècle."


Le Résumé observe que le niveau des mers s'élève plus rapidement depuis 1993. Dans le même temps, l'extension annuelle des glaces de l'Arctique, la surface des glaciers de montagne et la couverture neigeuse dans les deux hémisphères se réduisent. Le texte souligne que "le réchauffement du système climatique est sans équivoque". Il précise aussi que la tendance au réchauffement sur les cent dernières années est de 0,740 °C, un niveau supérieur à celui qu'enregistrait le précédent rapport du GIEC, avec un chiffre de 0,60 °C.

SEPT CENTS QUESTIONS


Le GIEC présente par ailleurs différents scénarios d'évolution, selon plusieurs hypothèses de croissance des émissions de gaz à effet de serre. Les fourchettes d'élévation possibles de la température pour 2100 sont affinées par rapport à 2001 : entre 1,70 °C et 40 °C pour les estimations centrales des différents scénarios (au lieu de 1,4 à 5,80 °C dans le rapport de 2001). De même, l'élévation du niveau de la mer est estimée se situer entre 0,28 et 0,43 m en 2100 (au lieu de 0,09 à 0,88 m dans le rapport de 2001).

On peut s'attendre que cette apparente restriction provoque des débats. Plusieurs scientifiques critiquent le fait que le GIEC ne prenne pas suffisamment en compte une série d'observations récentes : les glaciers du Groenland fondent plus vite que prévu, phénomène que n'intègrent pas les modèles du climat sur lesquels s'appuient les travaux du GIEC. Le brouillon du Résumé indique ainsi que "la compréhension de ces effets est trop limitée pour établir leur degré de probabilité". Le texte de travail présente par ailleurs comme "très probable" l'accroissement des vagues de chaleur "sur la plupart des régions terrestres" et comme "très probable" l'augmentation d'"événements de fortes précipitations". L'accroissement du nombre des tsunamis et des cyclones est qualifié de seulement "probable".

Les gouvernements ont déposé plus de 700 questions sur ce brouillon. Elles seront examinées jusqu'à la clôture de la réunion. Les sujets de discussion devraient être les formulations relatives à la fonte des glaces du Groenland, à la violence des cyclones, à la montée du niveau de la mer et au rôle de l'homme dans le changement du climat.

Hervé Kempf


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Changement climatique : les politiques interpellés


Le climat se réchauffe, on le sait. Mais au fait, comment le sait-on ? Grâce à un patient et énorme travail d'observations, de modélisation informatique, de discussions, transcrit à jet continu par les scientifiques dans des journaux incompréhensibles pour le commun des mortels.

Dans cette multitude d'articles, les chercheurs décortiquent les carottes glaciaires représentant le climat passé, analysent la force des cyclones, décryptent les mesures satellitaires d'élévation du niveau de la mer, discutent de la fonte des glaciers antarctiques, étudient la production de méthane par les rizières. Des millions de données, des dizaines de milliers d'articles, des milliers de chercheurs qui donnent une image globale du changement climatique, et la font pénétrer dans l'opinion mondiale.


A intervalles réguliers, tous les cinq ans, la communauté des climatologues s'arrête, fait le point, et le communique au monde. C'est ce qui va se passer du 29 janvier au 2 février, à Paris, où se réunit le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Vendredi 2 février, le GIEC rendra solennellement son rapport sur l'état des connaissances relatives au changement climatique. Le message sera dans le prolongement du dernier rapport, publié en 2001, et le confirmera : la planète se réchauffe, et l'activité humaine en est le principal responsable.

Qu'y a-t-il de neuf depuis cinq ans ? "La confirmation du changement climatique par des signes concrets, résume Hervé Le Treut, directeur du Laboratoire de météorologie dynamique. De nombreuses observations sont faites, validant les prévisions des modèles qui s'appuyaient auparavant sur des lois plus théoriques." De nombreux satellites d'observation de la planète sont, en effet, devenus opérationnels au cours des cinq dernières années. "On a beaucoup avancé dans le réalisme des modèles du climat, confirme Pierre Friedlingstein, de l'Institut Pierre-Simon-Laplace. Ils couplent mieux l'atmosphère, les océans et la biosphère."

Des contradictions ont été résolues : par exemple, il y avait, en 2001, une certaine discordance entre les températures mesurées à la surface de la Terre et celles mesurées dans l'atmosphère. Cette divergence a été aplanie par un réexamen des données. D'autres types de connaissances ont été approfondies : ainsi, explique Jean Jouzel, vice-président du bureau du GIEC, "on remonte maintenant dans le passé jusqu'à 650 000 ans, alors que les carottages s'arrêtaient, en 2001, à 400 000 ans".

Des phénomènes nouveaux ont été enregistrés, telles l'accélération de la montée du niveau de la mer ou la fonte des glaciers du Groenland - "c'est une surprise climatique, et une mauvaise surprise", commente Gerhard Krinner, du Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l'environnement, à Grenoble. Des questions se sont effacées, ou n'ont guère avancé - le Gulf Stream pourrait-il s'arrêter ? -, des débats ne sont pas tranchés - les cyclones sont-ils plus violents et plus nombreux ? -, des préoccupations nouvelles sont apparues - le pergélisol va-t-il fondre ?

Mais l'idée dominante est que le phénomène non seulement se confirme, mais s'aggrave. "Si l'on prend les fourchettes de projection du rapport de 2001 et qu'on y superpose les données observées depuis, on voit qu'elles suivent la partie supérieure de la projection", explique Anny Cazenave, du Centre national d'études spatiales, à Toulouse.


Cette analyse, qui sera sans doute formulée dans le rapport du GIEC, commence à pénétrer l'agenda politique. La France a adopté l'objectif d'une réduction par quatre de ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050, sans que les moyens d'y parvenir aient, cependant, été définis. De même, la Commission européenne a proposé, début janvier, aux Etats membres d'adopter l'objectif de réduire de 30 %, en 2020, les émissions par rapport à 1990, en se référant à ce seuil de 2 oC.

Mais l'avancée des perceptions n'a pas seulement découlé du travail scientifique de climatologie. Le GIEC comprend deux autres groupes plus attentifs aux questions économiques, dont les rapports, qui vont être publiés en avril et en mai, jetteront un nouvel éclairage sur l'adaptation nécessaire des structures économiques au changement climatique. A cet égard, la publication, par le gouvernement britannique, du rapport de l'économiste Nicholas Stern, le 30 octobre 2006, a marqué une étape importante : d'abord par la qualité du travail effectué, ensuite par l'impact qu'a eu son message. En évoquant le risque d'une "récession catastrophique" si rien n'est fait pour prévenir le changement climatique, l'ancien chef du service économique du gouvernement britannique a commencé à faire comprendre aux milieux économiques et politiques que la question climatique ne pouvait plus être ignorée.

Sur le plan diplomatique aussi, la période, depuis le dernier rapport du GIEC en 2001, a été fertile en développements : malgré le retrait des Etats-Unis, le protocole de Kyoto, qui engage les pays développés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5 % en 2010 par rapport à 1990, s'est maintenu et est entré en vigueur. Ses outils économiques ont commencé à fonctionner : le marché européen des quotas d'émissions est opérationnel depuis 2005. Il organise le plafonnement des émissions des industries et l'échange de leurs surplus. Les projets du "mécanisme de développement propre", qui organise le transfert de technologies propres vers les pays du Sud, se multiplient. Aux Etats-Unis, les responsables politiques évoluent, et les démocrates ont pris nettement position pour un plafonnement des émissions de gaz à effet de serre - une nécessité que le président Bush se refuse pourtant toujours à reconnaître, comme l'a montré son discours sur l'état de l'Union, le 23 janvier

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Dans le même temps, les écosystèmes, qui permettent d'absorber une partie du gaz carbonique, continuent de se dégrader : la déforestation ne se ralentit que faiblement, tandis que les océans - encore mal connus - semblent voir leurs capacités régulatrices s'affaiblir. Globalement, la machine économique continue à tourner à pleine vitesse sans que son impact sur l'environnement soit diminué.

Même sur le plan politique, la question climatique n'a pas vraiment pénétré. "Il y a unanimité pour dire qu'il faut faire quelque chose, observe Hervé Le Treut. Mais on n'arrive pas encore à un débat contradictoire sur ce qu'il faut faire. C'est mauvais signe. Il faut que ces réflexions aient lieu le plus vite possible."

Si le rôle de l'alerte scientifique est indispensable, c'est sur la scène politique que les choses doivent maintenant se jouer. En France, on verra, pendant la campagne présidentielle, si les candidats définissent un programme cohérent avec l'objectif affiché de réduire par quatre les émissions en 2050. En Grande-Bretagne, les candidats à la succession de Tony Blair rivalisent d'ardeur dans le combat sur le climat. Angela Merkel veut que l'Europe soit "pionnière" sur la question pendant la présidence de l'Allemagne. Aux Etats-Unis, les démocrates se positionnent sur ce terrain. Reste la Chine. Un bon signe : le coprésident du groupe scientifique est un Chinois, Dahe Qin, de l'Administration météorologique, à Pékin.






Les bouleversements qui menacent la planète dans les prochaines années



http://www.lemonde.fr/web/vi/0,47-0@2-3228,54-715741@51-853716,0.html


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La France fait "un geste" en éteignant 5 minutes ses lumières








PARIS (Reuters) - Les Français ont été invités à éteindre "veilles et lumières" jeudi soir durant cinq minutes, à l'appel de soixante-dix associations écologistes.

Ni le réseau de transport d'électricité (RTE) ni les organisateurs de l'action n'étaient en mesure d'en évaluer l'impact dans l'immédiat.

Le mouvement Alliance pour la planète, qui rassemble ces associations, avait convié citoyens et organismes institutionnels à "5 minutes de répit pour la planète" entre 19h55 et 20h00. Une plage horaire qui coïncide avec le pic traditionnel de consommation des ménages français.

Dix minutes avant l'événement, la consommation d'électricité en France s'élevait à 76.386 mégawatts (MW) alors que les prévisions portaient sur 77.500 MW, selon des informations publiées en temps réels sur le site internet de RTE. A 20h00 locales, heure du rallumage des lumières, elle s'élevait à 74.734 mégawatts contre 76.800 prévus.

Malgré ces données, il était impossible d'évaluer dans l'immédiat l'impact, les chiffres mesurant la consommation par quart d'heure. Or, l'opération n'a duré que cinq minutes.

L'objectif de cette opération inédite était d'attirer l'attention sur le réchauffement climatique au moment où 500 experts des Nations unies débattent cette semaine à Paris sur ce thème, avant la tenue vendredi d'une conférence mondiale sur l'environnement, soulignent les organisateurs.

Un rapport sera publié vendredi et pourrait accroître la pression sur les gouvernements et les entreprises afin de les amener à freiner les rejets dans l'atmosphère de CO² et autres gaz à effet de serre, essentiellement produits par la combustion d'hydrocarbures dans les centrales électriques, les usines et les voitures.

Cette action, soutenue par l'animateur de télévision Nicolas Hulot, visait aussi à montrer aux candidats à la présidentielle que l'environnement est "un enjeu majeur" et qu'une large majorité des Français sont prêts à agir au quotidien.

LA TOUR EIFFEL ETEINT SES LUMIERES

Un récent sondage TNS Sofres pour le magazine Pèlerin montre qu'une proportion de 86% d'entre eux sont disposés à diminuer leur consommation d'électricité. Mais leur ardeur varie en fonction des gestes qui leur sont proposés.

L'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie (Ademe) note en effet que téléviseurs, magnétoscopes ou encore les petits équipements comme les fers à repasser, représentent plus de 20% de la consommation d'électricité des ménages.

Des mairies ont voulu donner l'exemple, jeudi, comme celle de Paris qui a autorisé l'extinction des illuminations décoratives de la Tour Eiffel. La veille dame a éteint ses 336 projecteurs, plongeant dans la pénombre les personnes qui s'étaient rassemblés sous l'édifice pour l'occasion.

La mairie du IIe arrondissement de la capitale a elle-aussi éteint toutes ses lumières en plein conseil municipal.

A Marseille, l'éclairage de Notre-Dame-de-la-Garde a été éteint à la demande de la mairie.


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Les activités humaines responsables du réchauffement climatique




PARIS (Reuters) - Les scientifiques du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) se préparent à publier ce vendredi un nouveau rapport établissant avec un degré de certitude jamais atteint auparavant que les activités humaines sont responsables du réchauffement climatique.

Le GIEC, instance qui, avec ses 2.500 chercheurs venus de 130 pays, fait autorité en la matière, prédit des pluies diluviennes, une fonte des glaciers, des sécheresses, des vagues de chaleur et une lente montée du niveau des mers.



Le texte final du rapport juge, avec une probabilité de plus de 90%, que l'essentiel du réchauffement climatique de ces cinquante dernières années est imputable à des activités humaines et en particulier à l'utilisation de combustibles fossiles.

Le précédent rapport du GIEC, en 2001, établissait un lien entre les activités humaines et le réchauffement avec une probabilité d'au moins 66%.

"La plupart des augmentations observées des températures moyennes depuis le milieu du XXe siècle sont très probablement dues à l'augmentation observée des concentrations de gaz à effet de serre anthropogéniques (d'origine humaine)", dit le texte dont Reuters a pu prendre connaissance.


Les discussions qui se déroulent depuis lundi à Paris entre scientifiques du GIEC et représentants de gouvernements ont pris fin après minuit après un ultime différend sur la montée des océans.


LE TEMPS EST COMPTE

Un résumé de vingt pages destiné aux preneurs de décisions évoque les risques de voir les glaciers de l'Arctique disparaître en été d'ici 2100 et les courants du Gulf Stream ralentir.

Les responsables de l'Onu espèrent que ce rapport incitera les gouvernements et les entreprises à faire davantage pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dégagés principalement par les combustibles fossiles dans les centrales électriques, les usines et les véhicules automobiles.

Le rapport prédit aussi une augmentation probable des températures de 1,8 à 4 degrés centigrades au XXIe siècle, avec une fourchette plus large oscillant entre 1,1 et 6,4 degrés.

Les températures ont augmenté de 0,7°C au XXe siècle et, depuis que l'on a commencé à établir des statistiques, en 1850, les dix années les plus chaudes ont été postérieures à 1994.

Le dernier rapport du GIEC fournit les preuves les plus concluantes à ce jour de ce que les activités humaines causent de dangereux changements climatiques, a déclaré Camilla Toulmin, qui dirige l'Institut international pour l'Environnement et le Développement, basé à Londres.

Le temps est compté pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, a-t-elle dit.

Le rapport publié vendredi est produit par le Groupe 1 du GIEC, qui recense les "bases scientifiques physiques" sur le phénomène climatique.

D'autres groupes de travail publieront cette année leur rapport. Le groupe 2 diffusera en avril à Bruxelles ses conclusions sur les conséquences probables du changement climatique.

D'après le quotidien australien The Age, les projections de ce texte, intitulé "Impacts, adaptation et vulnérabilité", indiquent que 200 à 700 millions de Terriens pourraient souffrir de pénuries alimentaires d'ici 2080 du fait du changement climatique. Les pénuries d'eau pourraient frapper elles entre 1,1 et 3,2 milliards d'êtres humains.


RELANCER LES DISCUSSIONS

Suivront le rapport du groupe 3 sur les options envisageables, attendu en mai prochain à Bangkok, puis un rapport de synthèse qui sera publié en novembre en Espagne.

Des diplomates de l'Onu espèrent que le rapport du GIEC permettra de relancer les discussions actuellement gelées sur l'extension de la lutte contre le réchauffement climatique.


Trente-cinq nations industrielles se sont engagées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2008-2012 de 5% par rapport aux niveaux de rejet de 1990 dans le cadre du Protocole de Kyoto. Ces pays souhaitent à présent que des pays extérieurs au protocole (Etats-Unis, Chine, Inde) en fassent plus.


La semaine dernière, le président américain George Bush a reconnu dans son discours sur l'état de l'Union que le changement climatique constituait un "défi sérieux". Mais il s'est abstenu d'imposer une limitation aux rejets de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.


Il s'était retiré en 2001 du Protocole de Kyoto en dénonçant les limitations d'émissions, présentées comme des carcans économiques, et en déplorant que les pays en développement en soient dispensés.


Selon une précédente mouture du rapport, le niveau des mers pourrait s'élever de 28 à 43 cm au cours de ce siècle.


Cette projection est inférieure à celle avancée en 2001 mais des délégués ont expliqué qu'elle ne tenait pas compte d'une possible accélération de la fonte de la glace du Groenland, qui serait en cours selon certaines études.


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