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La climatologie n'est pas la météo
, par Jacques Treiner





Serge Galam, physicien et épistémologue, nous livre dans Le Monde du 7 février un navrant article de méthodologie scientifique à propos du réchauffement climatique. Sous le titre "Pas de certitude scientifique sur le climat", il développe une argumentation en trois points : la corrélation constatée entre réchauffement et augmentation de la teneur en gaz carbonique ne vaut pas causalité ; les météorologues sont incapables de prévoir le temps à deux semaines, comment peuvent-ils prétendre prévoir le climat à cent ans ? ; le consensus des spécialistes ne prouve rien, ils peuvent se tromper tous ensemble.


A l'appui de ce dernier point, Serge Galam en appelle à l'histoire des sciences : Galilée, affirme-t-il, avait raison de penser la Terre ronde quand le consensus la voyait plate. Mais ce qui s'est joué à l'époque n'était nullement la sphéricité de la Terre, dont tout le monde était convaincu depuis jolie lurette, mais sa rotation autour du Soleil ! C'est peut-être un détail (encore que, pour un épistémologue...), mais il indique tout de même un certain relâchement intellectuel chez notre collègue, relâchement présent aussi dans les deux autres points de l'argumentation. N'est pas Galilée qui veut.

Corrélation ne vaut pas causalité, certes. Le nombre de visiteurs de la tour Eiffel augmente au cours du temps, le prix des ordinateurs diminue : un graphique montrant l'une des quantités en fonction de l'autre montrera une relation linéaire parfaite. Cela ne prouve pas que la croissance des visites de notre monument national soit causée par le développement de la technologie informatique ! Mais prétendre que l'étude du climat en est là revient à nier que les spécialistes réunis dans le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) utilisent non seulement des données empiriques, mais également des lois et théories physiques à l'appui de leur argumentation.

Une théorie physique permet d'établir des causalités, là où des mesures brutes sont indispensables mais muettes sur cet aspect. Lorsque les climatologues affirment que, sans atmosphère, la température moyenne de surface de la Terre serait de - 18 °C, et que c'est l'effet de serre naturel qui fait passer cette température à + 15 °C, c'est au nom de lois physiques établies depuis plus de cent ans concernant l'interaction entre lumière et matière. Ces lois gouvernent le fonctionnement de milliers d'appareils de notre vie quotidienne, elles sont testées par une pratique sociale devenue banale.

Lorsque ces climatologues projettent à l'échelle de cinquante ou cent ans les conséquences des émissions anthropiques (liées à l'activité humaine) de gaz à effet de serre, ils utilisent les mêmes théories, ils ne se contentent pas de faire des relevés de température ou de concentration en traçant des courbes à main levée. Ces théories fonctionnent dans les deux sens : pour faire des projections vers le futur, mais aussi pour tenter de reproduire les variations passées du climat. On peut constater, sur le site du GIEC, que ces variations sont bien reproduites si l'on tient compte à la fois de l'effet de serre naturel et de l'effet de serre anthropique, et ne sont pas reproduites dans le cas contraire. Cela constitue une validation essentielle des modèles utilisés, qui va bien au-delà de l'établissement de simples corrélations.

Abordons la prévision à quinze jours et à cinquante ou cent ans. Demander une prévision du temps qu'il fera à quinze jours, c'est exiger de reproduire des fluctuations, c'est-à-dire de petites variations, à la fois temporelles et spatiales, du temps. C'est techniquement très difficile, et la difficulté augmente exponentiellement avec le temps de prévision.

Mais les prévisions à long terme ne sont pas le prolongement de la météorologie, c'est d'une autre physique qu'il s'agit : celle qui, par exemple, permet d'affirmer que, dans l'hémisphère Nord, il fait froid en hiver, et chaud en été, en raison de l'inclinaison des rayons du Soleil sur la surface de la Terre. Et pourtant, il se peut très bien qu'une fluctuation de température en hiver soit du même ordre de grandeur que la différence de température moyenne entre l'été et l'hiver. La météorologie s'occupe de données moyennées sur un jour, voire moins, alors que la climatologie considère des moyennes sur plusieurs années. Dans ces moyennes, les fluctuations disparaissent, restent les tendances de fond, plus faciles à prévoir.

Les scientifiques ont développé dans tous les domaines des méthodes pour faire surgir une tendance moyenne de données présentant des fluctuations. En ce qui concerne le climat, la différence de température moyenne entre une période glaciaire et une période interglaciaire est de l'ordre de 5 degrés, ce qui est plus petit que la différence de température moyenne, en France, entre l'été et l'hiver. Mais on sait relier l'occurrence d'une période glaciaire à des variations des caractéristiques de l'orbite terrestre. De façon tout à fait analogue, on sait relier l'évolution à long terme du climat de la Terre à la concentration en gaz à effets de serre de l'atmosphère.

Qu'en est-il de la "certitude scientifique" ? Lors de la conférence de presse qui a accompagné la publication du dernier rapport du GIEC, le 2 février, un journaliste a demandé : "Comment pouvez-vous être sûrs de ce que vous dites ?", à quoi il fut répondu fort justement : "Si vous devez voyager dans un pays où sévit la malaria, il n'est pas certain que vous aller contracter la maladie, mais ne prenez-vous pas tout de même des mesures pour être sûr d'éviter cette possibilité ?" Il faut bien s'y faire : il n'y a de certitude qu'en mathématique, mais elle porte sur des structures abstraites.

Les autres sciences cherchent à quantifier le probable, et cela, d'ailleurs, elles savent le faire avec beaucoup de précision. Lorsque la probabilité est proche de 100 %, on a un sentiment de certitude, mais on agit le plus souvent en fonction de probabilités bien plus faibles. Allons-nous monter dans un avion dont on nous dit qu'il y a une chance sur trois pour que son train d'atterrissage ne fonctionne pas ?

Lorsque le GIEC anticipe un réchauffement moyen entre 2 et 6 degrés en 2100, c'est en intégrant divers types d'incertitudes : objectives (le rôle des nuages, par exemple, est difficile à quantifier avec précision) et subjectives (les décisions que l'humanité va prendre concernant les sources d'énergie fossile et la consommation d'énergie). Mais ne nous y trompons pas : le réchauffement est certain (probabilité très proche de 100 %), ainsi que son origine anthropique. Les incertitudes portent sur l'ampleur du phénomène. L'enjeu environnemental du siècle est d'influer sur le rythme de la dérive climatique.

Les conséquences climatiques de l'activité humaine ne sont localisées ni dans l'espace ni dans le temps : elles affectent le monde entier, et pour longtemps. C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'une nuisance possède ce caractère universel. Qui pourra imposer à un Etat puissant (Etats-Unis, Chine ou même France) de limiter ses émissions s'il ne le désire pas ? Il n'y a pas, actuellement, d'instance ou de mécanisme de décision mondiale ; l'humanité sera-t-elle capable de s'en doter ?


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En France, seul un quart des piles usagées sont collectées


Quelque 27 000 tonnes de piles et de batteries sont consommées en France chaque année, soit près d'un milliard d'unités. Mais aujourd'hui, seules 27 % d'entre elles sont collectées après usage, contre 51 % en Belgique, par exemple, selon le recycleur Screlec.

Des efforts restent à fournir par les ménages, qui possèdent en moyenne vingt-cinq appareils fonctionnant sur piles ou sur batteries et qui doivent les rapporter dans leur point de vente après utilisation. Paradoxalement, 10 à 15 % des piles jetées contiendraient encore 50 % de leur énergie. Une fois collectées et débarrassées de leurs substances nocives, 55 à 67 % de leur matière seront réintroduits dans une nouvelle production. Dans la nature, en revanche, une pile ronde peut s'avérer très nocive, et polluer 1 m3 de terre durant cinq ans


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efforts:

Les constructeurs commencent à communiquer sur leurs produits verts. Exemples : Sony, avec ses téléviseurs LCD moins gourmands en veille ; Panasonic, avec ses écrans plats sans plomb ; ou HP qui a réduit de 20 % la taille des packagings de ses consommables et supprimé certains composants de ses cartouches d'encre noire.


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Premiers balbutiements de l'éco-conception



Produits gris (informatique) et bruns (TV, hi-fi...) vont essayer de passer au vert. Chaque année, 1,7 million de tonnes de déchets électroniques (DEEE) est généré en France, soit 14 kg par ménage. Des chiffres qui progressent de 3 à 5 % par an. Depuis juillet 2006, la législation européenne joue au Monsieur Propre et impose aux constructeurs d'organiser la collecte des produits en fin de vie et de fabriquer des appareils aux composants plus sûrs.

Sentant la marée verte monter, certains avaient pris les devants. Dès 2000, Nokia, créait sa « Substance List », recensant les produits à ne plus employer dans la fabrication de ses mobiles. Mais aujourd'hui, les constructeurs doivent penser « éco-conception ». « S'assurer que certains modules et composants se détachent facilement, isoler les matières métalliques pour les récupérer sont des priorités », indique Laurent Abadie, PDG de Panasonic France. « Nous nous sommes engagés sur des réductions de 7 % de notre consommation d'énergie au stade industriel d'ici à 2010 », souligne Naofumi Hara, porte-parole environnement de Sony.

Des préoccupations qui passent également par le volume minimisé des emballages. « Les sacs renfermant nos produits sont à base de bioplastique », note Pierre Sicsic, responsable environnement chez HP France. Et de plus en plus d'usines investissent dans l'utilisation de l'énergie solaire et éolienne, dans la récupération des eaux de pluie et dans une sensibilisation des salariés. En Europe, la directive EuP imposera bientôt ses exigences en matière d'éco-conception. Parmi les fabricants, les meilleurs élèves réfléchissent déjà à un repérage distinguant les produits verts qui suivront ou iront plus loin que la réglementation.


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en chiffres 10 emplois sont créés chaque mois pour 10 000 téléphones mobiles recyclés par Emmaüs. 55 à 67 % La masse de matière réutilisée à partir d'une pile recyclée. 400 kWh par an sont économisés par un PC dont on optimise la mise en veille. 85 000 logements pourraient être alimentés chaque année en électricité si chaque utilisateur de mobile débranchait son chargeur après avoir rechargé sa batterie.


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Le problème de veille des appareils s'est amplifié



Interview

Olivier Sidler

Directeur du bureau

d'études Enertech.

La réduction de la consommation des appareils est-elle une priorité ?

Si on laisse faire, la consommation d'énergie va s'envoler. D'autant que le problème de veille des appareils s'est amplifié. Chaque logement consomme 500 kWh par an par le simple fait des appareils branchés.

Que peuvent faire les fabricants ?

Pourquoi trouve-t-on des chaînes hi-fi qui consomment 30 watts lorsqu'elles sont en veille, alors que d'autres ne consomment rien ? Et que dire des écrans plats qui utilisent quatre fois plus d'électricité que les cathodiques ? C'est un scandale.

Et le particulier ?

Deux exemples : préférer un ordinateur portable à un PC de bureau qui consomme jusqu'à trente fois plus d'énergie. Ne pas laisser son ordinateur allumé 24 heures/24, ce qui correspond à la présence en consommation d'énergie d'une personne de plus dans le foyer.


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Greenpeace cherche des volontaires pour poser nus sur un glacier



Greenpeace a annoncé mercredi être à la recherche de quelques centaines de personnes acceptant de poser nues sur un glacier des Alpes suisses pour le photographe Spencer Tunick en faveur d'une campagne sur le réchauffement climatique.

Connu pour ses photographies spectaculaires de foules nues mises en scène dans des lieux publics, Spencer Tunick s'est associé à l'organisation écologiste pour attirer l'attention du public sur la fonte des glaciers.

Selon Greenpeace, "l'installation symbolise la vulnérabilité des glaciers et la fragilité du corps humain".

"Les photos de cette installation doivent émouvoir la population et la motiver à agir maintenant contre les changements climatiques", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Pour Markus Alleman, directeur de la campagne de Greenpeace Suisse, "il est temps de remuer les émotions des gens".

"Même si les faits sont clairs, ils ne le sont apparemment pas suffisamment pour faire agir les décideurs", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Dans ses précédentes oeuvres, Spencer Tunick a choisi de faire poser ses modèles devant la Biennale à Lyon (2005), sur un pont à Cleveland (Ohio) ou dans une station de métro à New York (2003).

Environ 18.000 personnes nues ont posé pour ce photographe américain sur la place Zocalo de Mexico en mai dernier.

La séance de photo sur le glacier est prévue les 18 et 19 août dans un lieu tenu encore secret.

Ronaldo Schemidt AFP/Archives ¦ Greenpeace a annoncé mercredi être à la recherche de quelques centaines de personnes acceptant de poser nues sur un glacier des Alpes suisses pour le photographe Spencer Tunick en faveur d'une campagne sur le réchauffement climatique.



© 2007 AFP


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Bush incité à être plus vert



«Faire face aux dures réalités sur l'énergie»: l'intitulé du rapport du Conseil national du pétrole américain est sans ambiguïté, rapporte le Financial Times. Fruit d'une enquête de 24 mois menée conjointement par Lee Raymond, ex PDG du pétrolier Exxon Mobil et 250 personnalités, il exhorte notamment le gouvernement Bush à rejoindre un système international de gestion des émissions de carbone. Sans lâcher le nom de «protocole de Kyoto», dont Washington ne veut pas entendre parler. Mais l'idée est là.

«Le monde n'est pas en train d'épuiser ses ressources énergétiques, cependant les risques liés à la hausse continue de la consommation de pétrole est en constante augmentation», explique le rapport. Ainsi, les entreprises occidentales ont de plus en plus de difficultés à accéder aux ressources des pays aux sous-sols regorgeant de gaz ou de pétrole. Une référence au Venezuela rebelle de Chavez, par exemple.

Pour éviter la pénurie, le conseil national du pétrole propose cinq pistes. Parmi lesquelles: imposer les normes les plus strictes possible en matière de véhicules, développer l'énergie nucléaire et le charbon. Et un système juridique imposant la capture et le stockage du CO2.
Gabriel Bouys AFP ¦ La Californie avait déjà passé une loi en 2002 demandant aux constructeurs de réduire les émissions de gaz à effet de serre de leurs voitures de 22% d'ici à 2012 et de 30% d'ici à 2016. Sept autres Etats américains ont depuis indiqué qu'ils comptaient suivre cet exemple.


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Les forêts ne seraient pas des bons puits de CO2 





Encore une croyance qui s’évanouie. Contrairement à ce que les scientifiques croyaient jusqu’ici, les forêts ne seraient pas les poumons de la planète. Une étude à paraître jeudi dans la revue «Nature» (article payant) remet en cause la capacité d’absorption du dioxyde de carbone(CO2) par les forêts.

Leur efficacité comme «puits», ou réservoirs naturels, de carbone serait très réduite par la concentration excessive d'ozone (O3) dans les basses couches de l'atmosphère, en raison de la pollution.

L’ozone «provoque sur les cellules des feuilles des dommages qui ont un effet négatif sur la pousse de la plante (et) réduisent les taux de photosynthèse», ce qui a une influence sur la quantité de CO2 absorbée par les végétaux, souligne l'équipe britannique qui a réalisé cette première étude sur l'interaction entre ozone et CO2.

«Piéger le carbone»

Donc, «l'impact potentiel d'une élévation future de la présence d'ozone (dans la basse atmosphère) sur la capacité de nombreux écosystèmes à piéger le carbone est important», soulignent les auteurs.

En effet, selon eux, «les effets indirects de l'ozone sur les plantes pourraient contribuer, à l'avenir, de manière plus importante au réchauffement climatique que les effets directs» de ce gaz à effet de serre.

Réchauffement climatique

Un calcul grossier montre que l'effet ozone pourrait ajouter indirectement «environ de 0,5 à 1,25C°» au réchauffement climatique, selon l'un des chercheurs, Stephen Sitch, du Centre Hadley, organe du service de météorologie britannique.

En comparaison, les températures à la surface de la Terre ont augmenté en moyenne de 0,74C° de 1906 à 2005, ce qui a déjà eu pour conséquences une fonte partielle des glaciers et une diminution de la zone de pergélisol ou permafrost. L'ozone est notamment produit par les gaz d'échappement des véhicules.





 AFP


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L'environnement tue 4 millions d'enfants par an, selon l'OMS




Quatre millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année en raison de dangers liés à l'environnement tels que la pollution de l'air et de l'eau ou l'exposition à des substances chimiques, selon un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié vendredi.


Intoxications, infections respiratoires aiguës, maladies intestinales et paludisme transmis par des moustiques évoluant dans des eaux sales sont responsables de l'essentiel de ce bilan, dit le rapport technique de l'OMS.

"C'est un fait dont nous avons toujours eu connaissance intuitivement, mais sans jamais y mettre de chiffre", a déclaré Jenny Pronczuk, spécialiste de l'OMS, lors d'un point de presse.

D'après le rapport, environ 30% des affections et des décès d'enfants dus aux maladies peuvent être attribués à des risques liés à l'environnement.

Les produits chimiques ont toutefois des effets très variables à mesure que l'enfant grandit, et les effets de l'exposition à des toxines dans le ventre de la mère peuvent n'émerger qu'à l'adolescence, note le rapport établi par 24 chercheurs.

"Si l'on prend l'exposition au plomb, l'effet sera différent si l'enfant a été exposé in utero parce que le plomb de la mère passe dans le sang de l'enfant", a dit Pronczuk.

L'Afrique est la partie du monde la plus touchée par les maladies liées à l'environnement, suivie de certaines régions d'Asie du Sud-Est, a-t-elle ajouté.


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Réchauffement climatique: accord sur un "résumé" du GIEC destiné aux décideurs


VALENCE, Espagne - Les représentants de plus de 140 pays et les experts du GIEC réunis à Valence, en Espagne, se sont mis d'accord vendredi sur le texte d'un "résumé à l'intention des décideurs" sur le réchauffement, affirmant avec force que le changement climatique a commencé et menace la planète de bouleversements irréversibles.


Des compromis ont été nécessaires pour aboutir à cet accord, intervenu après quatre jours de négociations parfois tendues et une longue nuit de travail, mais le document qui en résulte est "bon et équilibré", estime Bert Metz, un scientifique néerlandais qui a contribué à sa rédaction.

Ce résumé d'une vingtaine de pages, ainsi qu'un "rapport de synthèse" d'environ 70 pages également approuvé vendredi, devait encore être officiellement adopté après relecture, pour être publié samedi par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

Le document, qui résume des milliers de pages de données et de projections, doit servir de référence pour les décideurs politiques ces prochaines années. Et ce, dès la conférence de l'ONU organisée à Bali, en Indonésie du 3 au 14 décembre, qui doit lancer les négociations pour un nouvel accord international sur la réduction des gaz à effet de serre, en remplacement du protocole de Kyoto, qui expire en 2012.

Le résumé ne contient aucune information nouvelle. Il reprend les éléments clés de trois précédents rapports publiés cette année par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) et qui totalisent quelque 3.000 pages.

"Le réchauffement du système climatique est sans équivoque", affirme-t-il en préambule, dans une déclaration visant à dissiper tout doute sur la réalité du changement climatique. Dans une conclusion qui a suscité bien des débats, le document avertit que le réchauffement, lié à l'activité humaine, risque de causer "des changements abrupts et irréversibles", comme l'extinction de nombreuses espèces et une montée spectaculaire du niveau des océans d'ici la fin du siècle, ont précisé des participants sous couvert d'anonymat.

Le texte est un "message clair adressé aux décideurs politiques", estime Hans Verolme, du Fonds mondial pour la nature (WWF), l'une des organisation de défense de l'environnement présente à Valence en tant qu'observateur. "Les scientifiques ont fait leur travail. Maintenant la question est de savoir ce que les décideurs vont en faire."

Le texte débattu à Valence est le fruit de plus de deux ans de travail des experts du GIEC, organisation internationale sous l'égide de l'ONU, qui a reçu le mois dernier le prix Nobel de la paix avec l'ancien vice-président américain Al Gore.

Le document a donné lieu à des négociations ardues cette semaine. Selon des participants, la délégation américaine a mis en doute les passages les plus percutants soulignant l'urgence de réduire les émissions de dioxyde de carbone, principal gaz à effet de serre. Mais les éléments clés ont été maintenus, ajoutent-ils.

Le résultat est "bien que meilleur que ce à quoi je m'attendais", a déclaré Jean-Pascal van Ypersele, le chef scientifique de la délégation belge. Le rapport souligne plus clairement que les rapports précédents les risques auxquels les systèmes les plus vulnérables de la Terre sont confrontés, ajoute-t-il.

Le document est important car adopté par consensus, ce qui signifie que tous les gouvernements participants acceptent ses conclusions et ne peuvent les désavouer. Il fournira ainsi une base scientifique commune pour la conférence de Bali.


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