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mercredi 8 novembre 2006, 18h12

18 civils palestiniens tués à Beït Hanoun, menaces d'attentats




BEIT HANOUN, bande de Gaza (Reuters) - Des tirs de l'artillerie israélienne ont tué mercredi 18 civils palestiniens, en majorité des femmes et des enfants, à Beït Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, et des organisations radicales palestiniennes ont promis de répliquer par des attentats en Israël malgré les "regrets" de l'Etat juif.

Ce bombardement israélien, le plus meurtrier depuis 2002 dans la bande de Gaza, a suscité une vague d'indignation au Proche-Orient et en Europe mais la première réaction américaine n'a pas condamné explicitement Israël.

"Nous regrettons profondément les blessés et les pertes en vie humaines aujourd'hui à Gaza. Nous avons pris connaissance des excuses du gouvernement israélien et nous espérons que l'enquête qu'il a ouverte aboutira rapidement", a déclaré Gordon Johndroe, porte-parole du Conseil de sécurité nationale à la Maison blanche.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a qualifié la mort de ces civils de "massacre horrible et révoltant" et a estimé que les tirs de roquettes sur Israël, qu'il a condamnés, ne justifiaient pas un tel acte.

En exil à Damas, Khaled Mechaal, chef du bureau politique du Hamas, a promis de venger la mort des civils tués dans le bombardement. "Nous condamnons ce massacre et nous disons: notre condamnation ne sera pas verbale mais effective; la résistance va riposter", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Dénonçant le soutien financier et politique de Washington à l'Etat juif, l'aile militaire du Hamas a invité les Palestiniens à "donner une sévère leçon à l'ennemi américain".

LE DJIHAD ISLAMIQUE PROMET DES ATTENTATS SUICIDES

Le Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a réclamé une réunion immédiate aux Nations unies. Il a aussi prôné la suspension des discussions entre sa formation, le Hamas, et le Fatah de Mahmoud Abbas sur la formation d'un gouvernement d'union censé briser l'isolement international des Palestiniens.

Le Djihad islamique, pour sa part, a promis à l'Etat juif des représailles en forme d'attentats suicides.

L'Autorité palestinienne a décrété trois jours de deuil.

Dans une rare démonstration d'unité, Abbas et Haniyeh sont allés ensemble donner leur sang et rendre visite à quelques uns des 54 blessés, dans un hôpital du nord de la bande de Gaza.

A Bruxelles, Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne aux Affaires étrangères, a déploré un "événement profondément choquant". "Israël a le droit de se défendre, mais pas au prix de vies innocentes", s'est-elle indignée dans un communiqué.

L'Organisation de la conférence islamique (OCI), accusant Israël de crime de guerre, a interpellé les Nations unies.

Paris a condamné "les tirs d'artillerie indiscriminés".

Javier Solana, porte-parole de la diplomatie européenne a lancé un appel à l'arrêt du cycle de la violence. "Nous devons donner une chance au processus de réconciliation entre Palestiniens", a-t-il dit.

A Londres, Margaret Beckett, secrétaire au Foreign Office, a invité les autorités israéliennes "au respect de leur obligation d'épargner les civils", tout en s'interrogeant sur l'objectif de cet acte et sa justification.

Le roi Abdallah II de Jordanie s'est indigné d'un "massacre odieux qui a conduit au martyre de nombreux civils innocents parmi lesquels se trouvaient des enfants", selon l'agence de presse Petra.

REGRETS ISRAELIENS

Dénonçant des "massacres incompréhensibles", Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, a invité les Etats membres à une réaction officielle.

Au Liban, plusieurs milliers d'étudiants et de jeunes se sont rassemblés à Aïn el Héloué, le plus grand camp de réfugiés palestiniens du Liban. "Ô Arabes, où est votre fierté? Ils ont massacré vos frères à Gaza!", ont-ils scandé.

L'armée israélienne a dit avoir bombardé à l'artillerie le nord de la bande de Gaza en représailles à des tirs de roquettes palestiniennes en Israël.

D'après les médias israéliens, l'un de ces tirs d'artillerie aurait raté sa cible, un site de tirs de roquettes, situé à environ un kilomètre de Beït Hanoun. Une porte-parole de l'armée israélienne a dit ne pas être en mesure de confirmer cette version des faits.

D'après le ministère palestinien de la Santé et des témoins, le bombardement israélien a tué 18 civils, dont sept enfants et quatre femmes, blessé 54 personnes et touché au moins sept maisons.

Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a fait part de ses "regrets pour la mort de civils palestiniens". Il a proposé une "aide humanitaire d'urgence à l'Autorité palestinienne et une assistance médicale pour les blessés".

Le ministre de la Défense, Amir Peretz, a annoncé l'ouverture d'une enquête et une suspension des bombardements dans la bande de Gaza. La ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a qualifié ces événements d'"incident regrettable".

L'armée israélienne a entamé son offensive après la capture fin juin du caporal Gilad Shalit par des activistes palestiniens.

Les forces israéliennes avaient évacué Beït Hanoun mardi au terme d'une incursion d'une semaine pour mettre un terme aux tirs de roquettes. Cette opération s'est soldée par la mort d'au moins 52 Palestiniens, dont plus d'une moitié d'activistes.

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C'est une erreur de tir qui serait à l'origine des bombardements israéliens, qui ont tué dix-huit Palestiniens, dont quatre femmes et quatre enfants, à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, mercredi 8 novembre. MM. Olmert et Péretz ont exprimé leurs regrets, et annoncé avoir offert à l'Autorité palestinienne "une assistance humanitaire et médicale immédiate pour les blessés", tandis que les tirs étaient temporairement suspendus. Une enquête devrait être ouverte, afin de déterminer pourquoi les obus ont explosé à plusieurs centaines de mètres de l'objectif visé, un secteur d'où avaient été tirées la veille des roquettes vers le sud d'Israël.



Devant l'ampleur du drame, le président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et son premier ministre, Ismaïl Haniyeh, ont immédiatement appelé à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies afin de "faire cesser ces massacres". "C'est une journée noire pour le peuple palestinien (...). Le monde doit agir immédiatement", a déclaré M. Abbas." "Nous condamnons pleinement le silence international et ceux qui justifient les actes commis par Israël", a-t-il ajouté, dans une allusion voilée aux Etats-Unis, qui ont invoqué la semaine dernière le droit d'Israël à l'"autodéfense" .

VIVES RÉACTIONS


L'émissaire de l'ONU au Proche-Orient, Alvaro de Soto, s'est dit, dans un communiqué, "profondément choqué et consterné par l'opération de l'armée israélienne", et a appelé le gouvernement israélien "à cesser sans tarder toutes les opérations militaires". La Commission européenne a également déploré un acte "profondément choquant", et demandé à "toutes les parties" de s'en tenir à des actions "proportionnées".


"La politique d'Israël dans les territoires palestiniens est allée trop loin", estime de son côté le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui a convoqué une réunion d'urgence de l'organisation panarabe.


Le Hamas, qui observait une trêve depuis le début de l'année 2005, a, quant à lui, appelé à une reprise des attentats-suicides contre Israël. "Nous implorons nos moujahidines de reprendre les opérations martyres à Tel-Aviv, Jérusalem, Haïfa, Jaffa et partout ailleurs", a déclaré un de ses porte-parole. "Israël doit être effacé de la face de la Terre." La police israélienne a aussitôt été placée en état d'alerte avancée pour faire face à d'éventuels attentats palestiniens.




De toute façon c'est tjrs la meme excuse "erreur" !!!!! comme si c'etait un jeu !!!!



La video ci-dessous contient des images qui peuvent heurter





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Message Cheb MAMI en prison 

Salam tout le monde ,

Je voulais déposer cette article sur la rubrique actualité et journal du forum mais c'est reservé pour les modérateurs , bon juste à titre d'info à tout les passionnés du Rai et particulièrement du cheb Mam
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Le célèbre chanteur algérien de raï Cheb Mami a été interpellé par la brigade d’action et de criminalité sur commission rogatoire du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis, région parisienne) à l’aéroport d’Orly le jeudi 26 octobre. Il revenait du Maroc. Deux jours après son interpellation, il a été mis en examen. Aussitôt, il a été mis en détention provisoire. L’instruction de cette affaire est en cours.

À cause de ses démêlés avec la justice française, Cheb Mami n’a pu donner le concert programmé le samedi à Marseille lors de la Fiesta des suds. Il risque aussi de déclarer forfait au concert pour la tolérance d’Agadir où il est encore annoncé.

Pourquoi donc cet « oiseau » chantant la liberté se trouve en « cage » ? D’après le chef d’accusation, le prince du raï est poursuivi « pour violences volontaires, séquestration et menaces sur victime pour tendre à un retrait de plainte ».

La plaignante n’est autre que l’une de ses ex-compagnes. Celle-ci a appuyé sa plainte par un certificat médical de 30 jours d’interruption temporaire de travail. Selon d’autres informations rapportées par des journaux algériens et français, l’accusatrice serait allée plus loin. Elle aurait prétendu avoir avorté d’un enfant qu’elle devait avoir du chanteur sous la pression de ce dernier.

Cette affaire est intrigante, surtout que ses péripéties remonteraient au mois d’avril 2005. Comble de l’intrigue, même l’agent de Cheb Mami en France, Michel Lévy a été arrêté au même temps que le chanteur algérien. Serait-il accusé de complicité ? Sans se poser des questions, le quotidien algérien Al Watan ne voit en l'arrestation de Cheb Mami qu’«une atteinte à une icône de la jeunesse algérienne et un proche ami du président Abdelaziz Bouteflika.»

«Les positions fermes du président Bouteflika vis-à-vis de la France, dont il exige une repentance solennelle des crimes coloniaux commis en Algérie, ne peuvent qu'accentuer l'acharnement des autorité judiciaires à l'encontre du prince du Raï», explique le journal.

Pathétique ! À quoi la politisation de l’affaire de Cheb Mami pourrait-il servir ? À le jeter dans la gueule des loups. Rien de plus.


ARTICLE PUBLIE SUR LE BLOG ZAINABI.COM


N'hésitez surtout pas à laisser vos commentaires ;)

Carmaila


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Le Forum sur la gouvernance de l'Internet se réunira à Athènes 30 octobre - 2 novembre

La première réunion du Forum sur la gouvernance de l'Internet aura lieu à Athènes, du 30 octobre au 2 novembre 2006, et portera sur le thème “La Gouvernance de l'Internet pour le Développement”.

Plus de mille participants sont attendus à Athènes afin de prendre part aux discussions organisées autour de multiples questions relatives à la gouvernance de l'Internet. Ces participants représenteront aussi bien les gouvernements, le secteur privé et la société civile, que le monde universitaire et la communauté Internet.

Le Forum est la suite de la phase Tunis du Sommet mondial sur la Société de l'Information organisé en novembre 2005. Il permettra aux participants de partager des informations et des expériences, ainsi que de meilleures pratiques dans le but de contribuer à une compréhension plus aiguë de l'Internet. Le but ultime est de maximiser le potentiel offert par l'Internet au bénéfice de tous. Le Gouvernement grec a généreusement offert d'accueillir cette réunion.

Le Forum sera organisé autour de huit sessions principales. Le Ministre grec des Transports et des Communications, Michalis Liapis, présidera la réunion qui sera constituée de panels d'experts de haut niveau venant du monde entier. Nitin Desai, le Conseiller Spécial du Secrétaire général de l'ONU en matière de gouvernance de l'Internet, chargé de l'organisation du Forum, jouera également un rôle clé.

Les différents ateliers se focaliseront sur des questions spécifiques. Vous pouvez accéder au programme à l'adresse suivante:
http://www.intgovforum.org/wksshop_program3.htm

L'ordre du jour sera organisé selon les thèmes suivants:

L'ouverture – Liberté d'expression, la libre circulation de l'information, des idées et de la connaissance
La sécurité – La création de confiance à travers la collaboration
La diversité – La promotion du multilinguisme ainsi que de l'aspect local
L'accès – La connectivité de l'Internet: politique et coût

De plus, la question du renforcement des capacités sera traitée en tant que priorité transversale.

Accréditation des médias: Les représentants des médias devront être accrédités pour couvrir la réunion. Un formulaire d'inscription peut être téléchargé à l'adresse suivante:
http://www.unog.ch/80256EDD006B9C2E/

(httpPages)/70991F6887C73B2280256EE700379C58?OpenDocument



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&amp;quot;Tout savoir pour vous satisfaire&amp;quot; Mourad.el
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Londres
L'ex-espion russe victime d'une substance radioactive



L'ancien espion russe Alexandre Litvinenko aurait finalement été empoisonné par du polonium, une substance hautement radioactive et cancérigène.
Litvinenko, 43 ans, est décédé, hier soir, dans un hôpital de Londres, trois semaines après avoir été hospitalisé.

Dans une lettre écrite peu de temps avant sa mort, l'ancien membre du KGB accuse le président russe Vladimir Poutine de n'avoir aucun respect pour la vie ou la liberté.

Selon lui, les services de renseignements russes l'ont empoisonné car il cherchait à à démasquer les meurtriers d'Anna Politkovskaïa, une journaliste très critique de la guerre menée en Tchétchénie.

L'ancien espion aurait été empoisonné le 1er novembre après avoir bu du thé avec un ancien agent du KGB et avoir rencontré un contact italien dans un restaurant.

Le polonium a été découvert en 1898 par Marie Curie. Il a été baptisé ainsi en l'honneur du pays d'origine de la scientifique.

Le gouvernement de M. Poutine a démenti toute implication dans ce décès. Alexandre Litvinenko avait obtenu l'asile en Grande-Bretagne en 2000.

ARTICLE PUBLIE SUR http://lcn.canoe.com


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Après la rutpure des relations diplomatiques Paul Kagamé attaque la France



Au lendemain de la rupture des relations diplomatiques avec Paris, Paul Kagamé, le chef d'Etat du Rwanda, accuse, dans un entretien à la chaîne d'information continue iTélévision, Paris d'être impliqué dans la génocide qu'a connu son pays en 1994, menace la France avant de s'en prendre au travail du juge Bruguière." Ce que je sais est très global ", indique le président. " Il y a des choses que j'ai vues, que j'ai vécues (...). La France est impliquée dans le génocide, et il n'y a aucun doute là-dessus. Personne ne peut avoir de doutes, mais sur l'étendue, sur les degré de l'implication, les personnes (...), la manière dont les institutions françaises sont concernées, ce sont des aspects qui seront examinés par la commission " [d'enquête].



Puis, le président Kagamé se fait plus précis. " La question n'est pas de savoir quelle est la nature de nos relations. Les choses sont claires : nos relations sont mauvaises. Elles ont déjà été mauvaises par le passé (...). A chaque fois qu'ils sont là, les Français essaient de faire échouer les contacts que nous menons avec les différentes organisations internationales. Et nous savons qu'ils continuent à le faire. Mais cette fois-ci, on voit clairement qu'ils visent nos institutions, nos dirigeants, sur la base de dossiers montés de toutes pièces."


"Je pense qu'il faut que cela cesse, si nous voulons nous installer dans une nouvelle relation. Les rapports que nous avons depuis 12 ans avec la France n'ont pas fonctionné du tout. Je crois maintenant que nous allons jouer sur le même terrain qu'eux. Ce que fait la France contre nous, nous le ferons contre elle. La France est un pays riche, une superpuissance. Donc elle pense qu'elle a toujours raison, même quand elle a tort. Parce qu'elle est la France, elle croit qu'elle a raison."


"Mais la France ne peut pas traiter le Rwanda comme elle a traité d'autres pays en voie de développement ou d'autres pays pauvres. Nous, nous avons raison de nous battre pour nos droits, et nous ferons face à la France."


Paul Kagamé s'en prend au travail et aux compétences du juge Bruguière. " Je pense qu'il faudrait qu'il s'intéresse à la situation que nous avons vécue, au génocide que nous avons subi et à ceux qui l'ont provoqué, plutôt qu'à ce crash d'avion. Pour ce qui me concerne et qui concerne mon gouvernement, j'affirme que ces mandats d'arrêt sont dénués de sens (...). Les gens qui sont visés n'ont pas été entendus par le juge Bruguière. " Le président explique que pour lui, le juge est télécommandé par la France, il rappelle, le contexte : " la zone où a eu lieu l'accident d'avion était contrôlée par les Français. Pourquoi n'a-t-on pas demandé d'explications aux Français ", demande-t-il.



Faits :

Kigali rompt ses relations diplomatiques avec Paris



Quatre jours après la décision du juge d'instruction français Jean-Louis Bruguière de mettre en cause le chef de l'Etat rwandais, Paul Kagamé, et neuf de ses proches dans l'attentat de 1994 contre l'avion de l'ancien président Habyarimana, qui fut suivi par le génocide des Tutsis, Kigali a annoncé, vendredi 24 novembre après-midi, sa décision de rompre ses relations diplomatiques avec Paris.




"Le problème qui existe entre nos deux pays est si énorme qu'on se demandait à quoi servaient les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda, a déclaré Charles Murigande, ministre rwandais des affaires étrangères, sur Radio France Internationale. A la lumière de toutes les actions qu'a entreprises la France pour détruire notre gouvernement et peut-être notre pays depuis douze ans, nous avons décidé de mettre fin à nos relations." M. Murigande exprime toutefois le "souhait" du Rwanda de "reprendre les relations une fois qu'il aura été mis fin à cette attitude belligérante".

Deux lignes d'un communiqué laconique ont constitué la seule réponse du Quai d'Orsay : "Nous regrettons cette décision. Nous prenons toutes les dispositions nécessaires."

Concrètement, l'ambassadeur de France à Kigali, Dominique Decherf, a été informé vendredi par une "note verbale", qu'il devait quitter le Rwanda dans les 24 heures. L'ambassade et le centre culturel français, eux, devront fermer d'ici à lundi. L'ambassade de Belgique ou d'Allemagne sera chargée de représenter les intérêts de Paris. Quelque 240 Français vivent au Rwanda. Jeudi, l'ambassadeur du Rwanda à Paris, Emmanuel Ndagijimana, avait regagné Kigali.

La rupture des relations diplomatiques est une mesure exceptionnelle, la plus grave prévue par les conventions internationales. Dès mercredi, M. Kagamé avait averti : "Les choses vont certainement se dégrader entre la France et le Rwanda. Cela ne fait aucun doute."

Selon le juge Bruguière, saisi par les familles des victimes françaises de l'attentat de 1994, non seulement l'actuel président en serait l'instigateur, mais il aurait organisé l'attentat en prévoyant que les massacres ainsi déclenchés lui permettraient de s'emparer du pouvoir. Sur ces bases, le magistrat a émis, jeudi, neuf mandats d'arrêt internationaux et demandé à l'ONU de poursuivre M. Kagamé devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).

Pour le gouvernement de Kigali, dominé par l'ex-rébellion tutsie, ces mises en cause sont insupportables : " Durant les douze dernières années, la France a mené une guerre à la fois ouverte et dissimulée contre le gouvernement rwandais dans l'espoir de le renverser et de réinstaller au pouvoir ses anciens alliés, auteurs du génocide", estime un communiqué de Kigali, publié quelques heures après l'annonce de la rupture. "Le lancement de mandats d'arrêt internationaux contre de hauts responsables militaires rwandais (...) n'est que le dernier front ouvert par la France dans sa guerre contre le gouvernement rwandais." Pour le gouvernement rwandais, l'ordonnance de M. Bruguière est tellement "creuse" qu'elle ne peut être que "politique".

L'exécutif français se retranche derrière la séparation des pouvoirs. La rupture décidée par Kigali repose sur un contresens car le pouvoir exécutif n'est en rien redevable de ce que fait le pouvoir judiciaire, explique-t-on en substance. Le choix d'un degré élevé de riposte diplomatique serait, selon la même source, dicté par la volonté d'accréditer la malveillance française. Mais sur le fond, ajoute-t-on, les Rwandais seraient irrités parce que le juge Bruguière "ne serait pas très loin de la vérité".

Les relations entre les deux pays, houleuses depuis le génocide dont le gouvernement rwandais impute une coresponsabilité à la France, semblent donc entrées dans une période de glaciation. Les restrictions imposées aux déplacements à l'étranger de piliers du régime de Kigali par les mandats d'arrêt du juge Bruguière constituent de lourdes sanctions. Leur mise en oeuvre sera liée non seulement à l'existence de conventions d'extradition mais à des choix politiques. Visé par ces mesures, James Kabarebe, chef d'état-major général des forces rwandaises de défense, participait, voici quelques jours à Douala, au Cameroun, à des exercices avec l'armée française qui se sont terminés jeudi, avant la notification des mandats d'arrêt.




CHRONOLOGIE

6 AVRIL 1994 : un missile abat l'avion du président Habyarimana, soutenu par la France.


AVRIL-JUIN : 800 000 Tutsis sont exterminés en cent jours.


1998 : le rapport de la mission d'information de l'Assemblée nationale française rejette la responsabilité de Paris.



2001 : Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères, tente de renouer le dialogue en se rendant au Rwanda.


MARS 2004 : révélation par Le Monde de l'enquête du juge Bruguière mettant en cause le président Paul Kagamé.



FÉVRIER 2005 : six victimes du génocide portent plainte à Paris contre des militaires français pour "complicité de génocide".




Source : http://www.lemonde.fr

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Violences conjugales : une femme témoigne






Les coups ne sont qu'un moyen de maintenir la domination psychologique


La violence conjugale passe-t-elle forcément par l'emploi de la force?

Non. La violence physique n'est que la partie visible d'un contexte de violence psychologique dans un couple, devenu par la force des choses l'unique mode de relation entre les deux conjoints. Le véritable objet de la violence conjugale, c'est le contrôle, la soumission de la femme. L'homme veut posséder sa compagne pour penser à sa place, pour annihiler sa volonté. Parallèlement un phénomène de dépendance comparable à une addiction va peu à peu s'installer. Si ce processus de domination psychologique ne suffit pas, c'est là qu'interviennent intimidation, menaces, chantage. Mais les coups ne sont qu'un moyen de maintenir cette domination psychologique.



Pourquoi la femme ne fait-elle pas appel à l'aide?

Ce processus de domination va de pair avec un isolement complet : sous la pression de son conjoint, la femme perd progressivement contact avec sa famille, ses amis. Elle est isolée, contrôlée, parfois dans ses moindres faits et gestes, ce qu'elle accepte sans se révolter. On appelle cela l'impuissance apprise, un phénomène courant chez les personnes soumises à une violence ponctuelle et aléatoire. Dans ce processus d'emprise, la femme n'a plus la capacité à faire des choix : elle perd tout esprit critique, toute faculté de juger. Elle n'est plus capable de discerner le moment où il y a abus.

Comment expliquer que ce phénomène de violences conjugales n'ait pas été balayé avec l'émancipation de la femme ?

Les causes de la violence conjugale sont tout autant psychologiques, que sociales et culturelles. La loi de la domination du plus fort sur le plus faible est encore prégnante dans notre société. La femme, surtout celle qui a vu ses parents s'affronter sur ce même mode, a intériorisé cette domination et ne sait pas s'en défendre.


Même si dans les faits, les choses sont petit à petit en train de changer, la subistance de cette forme de violence conjugale témoigne d'une force de résistance de certains hommes à l'égalité entre les sexes. Je reçois de plus en plus à mon cabinet des femmes qui, à diplôme égal, sont volontairement maintenues par leur conjoint dans un niveau d'inégalité par des brimades verbales, ou forcée de rester à la maison.

Comment aide-t-on les femmes victimes de violences conjugales à s'en sortir?

Mes patientes viennent souvent me voir en me disant : " je ne suis pas capable de partir, j'ai pitié de lui ". Il faut absolument les déculpabiliser et les accompagner jusqu'à ce qu'elles soient capables de prendre leur indépendance. On ne doit surtout pas forcer une victime à quitter son mari, c'est une violence supplémentaire pour elle. Pour aider ces femmes, la meilleure chose à faire est de leur réapprendre les limites que l'on peut accepter dans un couple et de leur redonner confiance en elles




Ségolène Royal assure que sa première loi serait consacrée aux violences faites aux femmes


Le pavillon, dans une rue paisible de Bondy (Seine-Saint-Denis), abrite le centre SOS-Femmes 93, membre de la Fédération nationale solidarité femmes, et issu, comme le précise sa présidente, Jo Mercier, "du mouvement féministe des années 1970".

C'est là, vendredi 24 novembre, que Ségolène Royal a pris les devants. "Ma première loi, si je suis élue sera une loi contre les violences faites aux femmes", a annoncé la candidate socialiste à la veille de la journée internationale organisée sur ce thème par l'ONU et le Conseil de l'Europe.


"Je veux que la loi du silence soit levée et que l'Etat reconnaisse cette criminalité comme une criminalité à part entière", a souligné Mme Royal après avoir rappelé que tous les trois jours en France, une femme est tuée par son conjoint.

S'inspirant de l'exemple du gouvernement socialiste espagnol de José Luis Zapatero, Mme Royal a promis une loi-cadre, en reprenant à son compte l'une des revendications exprimées par les responsables présentes sur les "incohérences entre le droit civil et le droit pénal". Les violences faites aux femmes, a-t-elle dit, contiennent "les racines de la délinquance : lorsque la famille devient un champ de bataille, alors tout le reste devient déstructuré". "La société devrait être aussi mobilisée que pour les crimes racistes."

La candidate n'a pas attendu son discours d'investiture, devant le congrès du PS réuni à Paris dimanche 26 novembre. Pendant qu'elle se trouvait à Bondy, vendredi, un projet de son intervention a été distribué par erreur aux journalistes sur Internet. Rédigé par le député européen Vincent Peillon, il citait une liste d'illustres socialistes, en totalité masculine - dont François Mitterrand, qui "croyait aux forces de l'esprit". L'équipe de communication de Mme Royal a réagi en envoyant des messages priant de ne "pas tenir compte" de cet envoi prématuré...

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Téléchargement: amende avec sursis pour le symbole des "petits pirates"





RENNES (AFP) - La justice s'est montrée clémente en condamnant jeudi à Rennes à une amende avec sursis Anne-Sophie Lainnemé, devenue en 2004 le symbole médiatique des "petits internautes" poursuivis par l'industrie du disque en guerre contre le piratage.

La jeune femme, aujourd'hui âgée de 29 ans, était poursuivie pour avoir copié sur internet de manière illicite 1.647 titres de musique en 2004, alors que le téléchargement explosait en France.

Absente au tribunal jeudi, la jeune institutrice a accueilli ce jugement "avec beaucoup d'émotion", a indiqué son avocat Me Bernard Lamon après l'avoir jointe au téléphone.

Anne-Sophie Lainnemé s'était fait un nom en témoignant à visage découvert, notamment à la Une de l'hebdomadaire Télérama, alors qu'une cinquantaine de personnes étaient à l'époque visées par des plaintes pour avoir échangé illégalement des fichiers musicaux via le peer-to-peer.

Le tribunal correctionnel de Rennes l'a condamnée à une amende de 1.200 euros avec sursis et à la confiscation de son disque dur pour "contrefaçon de droit d'auteur", un délit passible de trois ans d'emprisonnement et de 300.000 euros d'amende.

La justice a "fait une application très modérée de la loi pénale et a tenu compte de l'état d'esprit de l'époque", a commenté Me Lamon qui avait plaidé la relaxe.

Dans son jugement, le tribunal relève que "l'intéressée agissait dans un objectif de découverte, sans but lucratif et sans volonté délibérée de nuire aux professionnels concourant à la création artistique".

"Je téléchargeais les fichiers pour découvrir de nouveaux artistes et acheter leurs albums ou aller les voir en concert. Je n'avais pas l'intention de léser qui que ce soit", avait déclaré Anne-Sophie Lainnemé à l'audience le 19 octobre.

Ces propos ont semble-t-il convaincu le tribunal, qui précise que Me Lamon a "produit diverses études contestant le lien de causalité entre le téléchargement et la baisse des ventes" et qu'il "est établi par la perquisition que le téléchargement n'a pas empêché Mme Lainnemé d'acquérir des oeuvres à titre onéreux".

Au titre des dommages et intérêts et des frais d'avocat, Anne-Marie Lainnemé devra néanmoins verser 2.225 euros à la Société des producteurs de phonogrammes en France (SPPF) et à la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP), les deux organismes qui la poursuivaient.

Une représentante de la SCPP, Corinne Demidoff, s'est estimée "satisfaite" du jugement "car la culpabilité avait été retenue".

Dans un communiqué diffusé après la décision du tribunal de Rennes, l'Adami (Société civile pour l'Administration des Droits des Artistes et Musiciens Interprètes) a réclamé jeudi "une solution réaliste" au problème du téléchargement.

L’Adami, "qui représente les artistes interprètes français, et notamment les chanteurs et les musiciens", réaffirme "que la répression des internautes n’a pas eu les résultats escomptés".

Les artistes interprètes réclament donc "une solution réaliste qui permette de compenser le préjudice qu’ils subissent du fait de l’évolution des technologies et qui leur permettrait d’être rémunérés pour le nombre grandissant de copies faites de leur travail", ajoute l'Adami dans un communiqué.

L'Adami fait partie de l'Alliance Public-Artistes, qui milite pour un système de licence globale qui permettrait les échanges de fichiers via les réseaux P2P contre le versement d'une redevance.


Source : http://fr.news.yahoo.com/30112006/202/telechargement-amende-avec-sursis-pour-le-symb

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Le Maroc, oasis des délocalisations




C 'est l'un des projets stratégiques du Maroc. Son nom : Casashore (Casablanca et offshore). Un chantier de 50 hectares à cinq kilomètres du centre-ville. D'ici à la fin 2007, 40 000 mètres carrés de bureaux auront été livrés. 250 000 le seront à la fin de 2009, pour un investissement de plus de 200 millions d'euros. Secteur visé : l'offshoring, c'est-à-dire les délocalisations d'investissements étrangers dans des centres d'appels, des fonctions administratives ou informatiques.




Avec fierté, Naïm Temsamani, son directeur général, détaille ce que sera ce centre d'affaires : des bureaux à moins de dix euros le mètre carré, un réseau de télécommunications ultra-performant, de la visio-conférence... tout cela avec une fiscalité très attractive. "Les premiers contrats seront signés d'ici à la fin de l'année", assure M. Temsamani.

Qui s'installera à Casashore ? A 95 %, des entreprises françaises. La France est aujourd'hui le premier investisseur étranger du royaume. 500 filiales de groupes français y emploient 65 000 personnes.

Le pays est devenu l'une des destinations privilégiées pour le marché francophone des centres d'appels. Depuis 2002, leur nombre est passé de 3 à plus de 70. Ils emploient plus de 9 000 personnes. L'objectif est d'atteindre plus de 90 000 nouveaux emplois pour un chiffre d'affaires de 1,5 milliard d'euros en 2013.

"Le Maroc a des atouts considérables pour la France : la proximité géographique et culturelle, l'absence de décalage horaire, la langue...", fait valoir Frédéric Jousset, président de Webhelp, une entreprise spécialisée dans les centres d'appels. Surtout, les salaires y sont trois fois inférieurs à ceux versés en France, le code du travail y est plus souple et l'on travaille 44 heures par semaine. Avec 2 500 salariés, Webhelp est le premier employeur privé de Rabat. Alice, La Redoute, Noos... lui ont confié leurs relations clientèles.

Avec l'artisanat, le textile, l'industrie aéronautique et automobile, l'offshoring est l'un des piliers de la croissance de l'économie répertoriés dans le plan élaboré, en mars 2005, par le cabinet McKinsey pour le gouvernement. Les auteurs y affirment que sans politique "volontariste" la globalisation profitera aux concurrents à "très bas coûts de production".



Engagé dans une course de vitesse pour résorber la pauvreté, la corruption, l'économie informelle et l'analphabétisme (40 %), investir dans le social, le pays doit aller encore plus loin. "Si les investissements ne sont pas captés aujourd'hui, dans cinq ans ils seront en Inde ou en Tunisie", prévient l'ambassade de France. "Il faut installer des services à plus forte valeur ajoutée qui touchent à l'administratif et à l'informatique", affirme Jean-René Fourtou, le président de Vivendi et coprésident du Groupe d'impulsion économique France-Maroc lancé en 2005 par Dominique de Villepin et son homologue marocain, Driss Jettou. "Nous avons basé notre offre sur le modèle de Bangalore et de l'Europe de l'Est", assure Hassan Bernoussi, au ministère des finances.

C'est dans ce contexte qu'Axa veut délocaliser 1 500 emplois administratifs d'ici à 2012. Pour justifier son choix, l'assureur avance une économie de 75 millions d'euros par an et une meilleure qualité du service grâce à des horaires étendus. Cette décision a créé une polémique sociale, les syndicats ont demandé le retrait de ce projet. Discrètement, BNP Paribas étudie aussi la possibilité de créer une centaine d'emplois au Maroc.

Les sociétés de services informatiques Capgemini ou Atos réfléchissent à développer une offre offshore au Maroc. Précurseur, Unilog s'est installée à Rabat en 2004 et ne propose que de l'offshoring. Un ingénieur marocain débutant est payé trois fois moins qu'un Français.


LA PORTE DE L'EUROPE


Mohammed Lakhlifi a quitté le Maroc pour suivre ses études en France. Après dix-huit ans chez Unilog, il est revenu dans son pays pour diriger la société à Casablanca. "D'ici à 2009, nous emploierons 500 personnes, contre 140 aujourd'hui", affirme-t-il. Racheté en janvier par le britannique Logica CMG, Unilog bénéficie désormais d'une offre offshore à Bangalore. "Il ne faut pas opposer l'Inde et le Maroc. Nous avons gagné certaines affaires grâce à l'Inde", souligne-t-il.

A l'instar du Mexique pour les Etats-Unis, le Maroc veut développer le concept des maquiladoras (usines de sous-traitance de grandes sociétés).

La première sera la technopole de Nouaceur, dédiée à l'aéronautique. Une nouvelle unité de fabrication et d'assemblage de composants pour les réacteurs d'Airbus, d'Embraer et de Bombardier s'y est implantée. Un investissement (19 millions d'euros entre 2006 et 2009) réalisé par Safran.

"Labinal (filiale de Safran) est présente en Europe et aux Etats-Unis. Comme au Mexique, où elle a créé une base pour supporter la production américaine, elle est en train de développer deux bases au Maroc pour supporter la production européenne et maintenir l'emploi en France", souligne Hamid Benbrahim El-Andaloussi, délégué général de Safran au Maroc.

Creuzet Aéronautique (1 000 personnes en France) va créer 250 postes avec son unité de fabrication de composants pour hélicoptères et de moteurs d'avion. Début 2007, Aéro Lorraine mettra en service une nouvelle usine qui devrait employer une cinquantaine de salariés d'ici à 2008.

Hier perçu comme la porte de l'Afrique, le Maroc se positionne désormais comme celle de l'Europe.



Source : http://www.lemonde.fr

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Un officier américain en cour martiale pour avoir refusé son affectation en Irak


SEATTLE (AP) - Un officier de l'armée américaine qui s'est vu refuser la possibilité de débattre devant un tribunal de la légalité de la guerre en Irak comparaît à partir de ce lundi pour avoir refusé de servir dans ce pays.

Son procès devant une cour martiale s'ouvre ce lundi à Fort Lewis, dans l'Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis).

Alors que l'armée l'accuse d'avoir trahi ses compagnons d'arme par son refus, le lieutenant Ehren Watada est devenu malgré lui le héros des opposants au conflit irakien.

L'officier, âgé de 28 ans et originaire de Hawaï, encourt une peine de quatre ans d'emprisonnement s'il est reconnu coupable d'avoir failli à son ordre de mission et refusé d'embarquer avec son unité, la 3e brigade de la 2e Division d'infanterie. Toutefois, Watada avait fait savoir à sa hiérarchie qu'il était prêt à servir en Afghanistan ou sur tout autre théâtre d'opération.

L'armée américaine lui reproche également d'avoir exprimé publiquement son opposition à l'implication militaire américaine en Irak, qu'il juge comme moralement injuste et enfreignant les lois américaines.

"Dans la mesure où la participation à une action illégale est à terme illégale elle-même, je dois en tant qu'officier d'honneur et d'intégrité refuser cet ordre", avait souligné Watada dans une déclaration vidéo diffusée au cours d'une conférence de presse, le 7 juin dernier.

Malgré l'inculpation qui a immédiatement suivi, Watada s'est à nouveau exprimé publiquement le 7 août au cours d'un rassemblement de l'organisation Veterans for Peace (Anciens combattants pour la paix). "Bien que les soldats américains veuillent bien faire, l'illégalité de l'occupation elle-même, la politique conduite par cette administration et les règles d'engagement de commandants désespérés les contraindront au bout du compte à participer à un crime de guerre", avait alors souligné Ehren Watada.

L'objecteur et son avocat à Honolulu, Eric Seitz, estiment que ses déclarations sont protégés par le Premier amendement de la Constitution, qui garantit la liberté d'expression, mais les procureurs militaires font valoir que son comportement constitue une atteinte au moral des troupes et un danger pour la mission de l'armée américaine en Irak.

"Il a trahi ses compagnons d'arme qui servent aujourd'hui en Irak", a déclaré l'un de ces procureurs, le capitaine Dan Kuecker, lors d'une première audition. Kuecker s'est refusé à tout commentaire sur cette affaire hors du tribunal.

Me Seitz n'a pas réussi à obtenir la possibilité de débattre devant un tribunal de la légalité de la guerre en Irak. A ses yeux, cet engagement viole les réglements de l'armée des Etats-Unis qui stipulent que les guerres doivent être lancées en conformité avec la Charte des Nations unies. Le mois dernier, sa dernière tentative a échoué quand un juge militaire, le lieutenant-colonel John Head, a décidé que Watada n'avait pas le droit de baser sa défense sur la légalité du conflit.

Le lieutenant-colonel Head a également rejeté l'argument selon lequel les propos du lieutenant Watada étaient protégés par le Premier amendement de la Constitution des Etats-Unis. AP

Sur le Net:

Les partisans de Watada: http://www.thankyoult.com/

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